‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 90 sur 118 · ChroniconMonast. de Abingdon, ûavs Rolls séries · texte numérisé non relu

ChroniconMonast. de Abingdon, ûavs Rolls séries

3. Cf. Mabiu,on, Annales O. S. B., t. III. p. 587; cf. aussi i83, 568, 606, 540, 561, 616, 638, etc. Peignot, Hist. de Cluny, t. I, p. 161 (1868) . Rocher, Hist. de l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, Orléans, 1865.

règle de saint Benoît en anglais pour les moines qui ignoraient le latin, et composa une concordance des règles monastiques sur le modèle de celle de saint Benoît d'Aniane, mais avec un caractère national prononcé.

Cet émule de Dunstan mérite d'être honoré parmi les grands réformateurs de cette période. Il fut aussi un grand éducateur, et il aimait à enseigner lui-même aux enfants et aux jeunes gens à traduire du latin en anglais. 11 mourut en 984.

Quant à Oswald, il vint lui aussi à Fleury-sur- Loire étudier la tradition bénédictine. Créé à son retour évêque de Worcester, plus tard évêque d'York, il fonda sept monastères d'où il tirait des moines qu'il mettait à la place des évêques et des clercs indignes. Ainsi les moines devenaient les instruments les plus actifs de la restauration religieuse en Angleterre, comme ils l'avaient été de la conversion, quelques siècles auparavant.

Cependant l'œuvre de la réforme devait nécessairement rencontrer des ennemis surtout parmi ceux contre qui elle s'exerçait. A la mort d'Edgar (975), les clercs bannis par saint Dunstan, soutenus par quelques-uns de leurs patrons, tentèrent de reprendre leurs places. Ils furent condamnés dans un concile de Winchester.

C'est grâce à l'influence de Dunstan qu'Edouard dit le Martyr, fils d'Edgar fut élu roi, pour lui succéder. Il soutint Dunstan, et l'Église l'a placé sur ses autels, mais il ne régna que peu d'années (975-

978). A sa mort, les clercs indignes et les fils de clercs renouvelèrent leurs efforts, mais sans succès.

Les clercs bannis de Winchester tentèrent aussi après la mort d'^Ethelwoold (984) de se faire réhabiliter et d'élire pour successeur un homme de leur parti.

Mais grâce à Dunstan, leurs menées échouèrent. Elphège, abbé de Bath, fut élu; c'était pour la cause delà réforme une nouvelle victoire. Phis tard Elphège (Elphea) devait remplacer Dunstan lui-même sur le siège de Cantorbéry.

Les invasions danoises qui s'abattirent de nouveau sur l'Angleterre vers la fin du x* siècle, vinrent entraver ce mouvement de restauration, sans l'arrêter cependant. .^Ifric, un des successeurs de Dunstan sur le siège de Cantorbéry, et Elphège qui le suivit, continuèrent les traditions de ce saint évêque.

On conserve du premier une lettre où il rappelle les clercs à la continence ; et saint Elphège tint à Enham un concile qui avait pour but aussi de maintenir la discipline dans le clergé.

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