‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 107 sur 202 · lbid., p · texte numérisé non relu

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6. Victor Hugo eut la surprise de voir ses œuvres complètes, reliées, dans le salon d'un épicier de Jersey, nommé Charles Asplet, (Les Travailleurs de la Mer, éd. Imp. Nat., pp. 28-9.)

« faible comme Louis XIII, libertin comme Louis XV, et féroce comme Louis XI. Et aujourd’hui, après 200 ans, un peuple se souvient encore de cet homme autrement que pour le haïr. O entêtement de cette vieille race anglonormande ! Solidité des préjugés ! Que de Chine il y a dans l'Angleterre ! ! »

Il put bientôt se rendre compte aussi du caractère superficiel de la religion de ses hôtes : dans une Lettre à Lord Palmerston, le 11 février 1854, à propos de sa pétition pour la grâce d’un nommé Tapner, condamné à mort à Guernesey, il disait: «des nombreuses sectes chrétiennes qui se partagent les 40.000 habitants de Guernesey, trois ministres seulement ont accordé leur signature à ces pétitions ‘. »

En effet, la bienveillance des Jersiais à l'égard des proscrits ne dura pas longtemps : elle se changea bientôt en une hostilité violente qui finit par chasser les proscrits de l’île ou du moins contribua beaucoup à rendre inévitable cette expulsion *, et qui dégoûta pour toujours les proscrits de la tant vantée « hospitalité anglaise * ».

Ce changement fut un des résultats indirects de la guerre de Crimée, En 1854, le gouvernement anglais ne pouvait plus tolérer les attaques des proscrits contre un allié puissant. Les journaux anglais, qui avaient d’abord protesté contre le coup d’État, n'avaient plus que des éloges pour Napoléon IIL°. La surveillance spéciale que la police de

A, Choses Vues, éd. imp. nat., t. Il, pp. 85-6. (Souvenirs personnels, Jersey, 29 mai 1853.)

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