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Ibid., p. 142.
1. Ibid., p. 183. « Cette immensité, c'est tout Eschyle, et c’est tout Shakespeare. » Hugo aime dans Prométhée, comme dans Hamlet, « le parti-pris gigantesque, la mesure habituellement dépassée. » Ibid., p. 243.
8. « Eschyle est disproportionné. Il a de l'Inde en lui... Eschyle admirablement Grec, est pourtant autre chose que Grec. 11 a le démesuré oriental. » Ibid., p. 154.
comme «l'Inde de l'Occident ! » et qui a joué, il le sait bien”, un rôle important dans son œuvre à lui, il est évident qu’ « Eschyle IT », c’est Hugo, et non Shakespeare Fe.
L'application toute personnelle de cette comparaison $6 manifeste enfin dans le parallèle que Hugo trace entre Hamlet et Prométhée *. Victor Hugo ne se contente pas de la ressemblance profonde qu’il voit entre le supplice de Prométhée, et celui, tout intérieur, de Hamlet, qui « représente le malaise de l’âme dans la vie pas assez faite pour elle *. » Il veut la ressemblance plus complète encore et fait du sceptique shakespearien, dont il caractérise, d’ailleurs, admirablement, la nullité”, un lutteur, selon sa propre image, un « démagogue » qui « croit peu au sceptre, bafoue le trône... comprend le peuple ‘. » Et il loue Shakespeare d’avoir fait simuler la folie à son héros, que mettait en danger sa découverte de la scélératesse du roi, et d’avoir ainsi fait preuve de sa « profonde pénétration des vieilles ténèbres royales * » : c’est ainsi que Hugo découvre sous les traits de Hamlet le Gwynplaine qu’il rêve sans doute déjà, « comme un Prométhée ou un Job, se dressant à un moment donné, et jetant, non plus au dieu, mais au roi, sa protestation tragique * ».
4. William Shakespeare, p. 94. D'ailleurs Hugo à connu l'Inde aussi : voir D. Saurat. Les Eléments religieux non chrétiens dans la poésie moderne. Rev. Litt. Comp., 1923.
2. CF. « Ses Burgraves..… sont pour nous ce que les titans sont pour Eschyle. Elle est l'aïieule de notre histoire et la grand mère de nos légendes... » William Shakespeare, p. 95.
3. « Maintenant Ôôtez du drame l'Orient et mettez-y le Nord, dit Hugo, comme conclusion à ce livre, Ôtez la Grèce et mettez l'Angleterre, ôtez l'Inde et mettezl'allemagne, cette autre mère immense, Allmen : Tous-les-Hommes... et vous avez Shakespeare... » 16id., p. 176.
4. « Hamlet marche derrière Oreste, parricide par amour filial. Cette comparaison facile, plutôt de surface que de fond, nouc frappe moins que la controntation mystérieuse de ces deux enchaîïnés, Prométhée et Hamlet. » Ibid., p. 243.