lbid., pp
8. Ibid. p. 2:83, Hugo compare la folie feinte d'Edgar, dans Lear, avec la folie feinte de Hamlet. et rappelle le conseil de l'Océan à Prométhée : « Sembler fou est le secret du sage. » 1bid., p, 249.
9. L'Homme qui rl, Reliquat, ms. fo 11. Shakespeare n'est, évidemment, pour rien dans la partie purement philosophique de William Shakespeare,
ES
La même croyance au spiritisme se révèle, peut-être, dans là façon dont Victor Hugo interprète quelquefois les grandes tragédies de Shakespeare. Dans Macbeth, dit-il, « la nature devient âme contre l’homme qui est devenu force * »; dans Othello, la nuit tue le jour, dont elle est amoureuse … Rappelons qu’à cette époque, Hugo croyait à l’âme des bêtes, des plantes, des choses matérielles, même des abstractions : il avait interrogé, à Jersey, par l’intermédiaire des tables tournantes, la Critique, la Mort, etc. *.
Mais il serait évidemment injuste de ne voir dans Wäilliam Shakespeare que des rapprochements fantaisistes et du spiritisme. Victor Hugo avaitsous la main Pérudition solide
de son fils; et quelques-unes de ses idées, et non des moins
personnelles, sont fondées sur, ou du moins ne sont pas infirmées par les lectures considérables de François-Victor.
Par exemple, l’idée d’un Shakespeare ennemi des Rois. Dans la préface de sa traduction de Hamlet, François- Victor cite le jugement de Goethe, que Hamlet « était prince et né pour l'être ; et il désirait régner, afin que les hommes de bien fussent bons sans obstacle * » ; et il s’indigne que Hamlet soit ainsi représenté comme « le modèle des gentlemen * ». Non, dit-il, Hamlet « n’est pas un courtisan, c’est un misanthrope ; ce n’est pas un prince, c’est un penseur * ». Puis, dans une longue note à propos de la tirade de Hamlet contre les « débauches abrutissantes »
celle où Hugo proclame que le devoir du poète est d'élever « les masses » à « la dignité civique », de combattre le despotisme, de substituer à « l'histoire courtisane » « l’histoire réelle », etc., etc. (2 partie, livres v et vi; 30 partie, livres 11 et mr, etc.). Les allusions qu'il y fait au Prométhée d’Eschyle semblent seules à propos ; ef. l'apostrophe suivante : « Les écrivains fils de la Révolution ont une tâche sainte... O Shakespeare, il faut que leur {uv seras roi soit dit au peuple, à Eschyle, il faut que leur Prométhée foudroie Jupiter. » p. #11.