‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 140 sur 202 · LA REINE ANNE · texte numérisé non relu

LA REINE ANNE

Hugo ne croit pas à la fameuse « bonté » de la reine Anne : « Pour les historiens anglais, Anne, c’est la bonté.

Comme on voudra... Mais. c’est. de la grosse bonté ?. »

« Sa bonté était bête”. » Bêtise, mauvaise humeur, taciturnité, voilà, en effet, pour Victor Hugo, les traits saillants de la « bonne » reine Anne : «Sa myopie s’étendait à son esprit. Bonne, elle avait pour idéal de ne désespérer personne, et d’ennuyer tout le monde... Elle était perpétuellement en transpiration de mauvaise humeur ; elle n’exprimait pas sa pensée, elle l’exsudait… A part çà et là un éclat de jovialité, presque aussi pesante que sa colère, elle vivait dans une sorte de gronderie taciturne et de silence grognon. Il lui échappait des mots qu’il fallait deviner. etc. etc.‘ »

Or, malgré l’allusion méprisante de Victor Hugo aux historiens anglais, c’est dans l'Histoire d'Angleterre, par Macaulay, qu’il à trouvé son interprétation du caractère d’Anne. Le Reliquat de l’Homme qui rit contient une mauvaise traduction, faite, manifestement, par quelqu'un de l’entourage de Hugo (l'écriture est celle d’une femme),

1. Correspondance de Victor Hugo (1835-83) : lettre datée décembre 1868. C'est par ce trait, dit Victor Hugo, que sa méthode diffère de celle de Walter Scott et de Dumas.

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