Lyon, 1804, 13 vols, in-8e
6. « En 1804, l'auteur d’une de ces Biographies Universelles idiotes… que les gouvernements, sachant ce qu'ils font. patronnent et subventionnent
volontiers, un nommé Delandine, sent le besoin de prendre une balance et de juger Shakespeare. » William Shakespeare, p. 206.
7. Delandine dit que « dans sa jeunesse elle passa à la cour de France pour y chercher... un secours à la faiblesse de sa vue. »
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des favoris auxquels elle livrait son cœur et un consort auquel elle gardait son lit !. »
Hugo à aussi mis à contribution, d’une façon un peu singulière, pour son portrait de Anne, Les Délices de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, par James Beeverell, L'Etat présent del’ Angleterre par Edward Chamberlayne, et le Peerage de John Debrett. Hugo possédait ces ouvrages à Guernesey *, et, comme nous le montrerons, y à puisé largement pour l'Homme qui rit. Ils ne donnent, évidemment, pas de renseignements personnels sur Anne, et Hugo a déployé plus d’ingéniosité que de fidélité historique dans l'usage qu’il en à fait. Beeverell dit tout simplement que le parraïn de la reine Anne était M: Gilbert, archevêque de Cantorbéry * : Hugo donne à ce fait insignifiant l’interprétation suivante : « Elle était humiliée de n’avoir pour par-
‘rain que Gilbert, archevêque de Cantorbéry. Etre filleule
du Pape n’était plus possible en Angleterre. Un simple primat est un parrain médiocre. Anne dut s’en contenter...»
Ayant découvert, dans les listes qui abondent dans Chamberlayne et Beeverell, que le roi d'Angleterre est aussi haut-amiral, et dans l’ouvrage de Debrett, que le baron Kinsale, pair irlandais, à seul le droit de rester couvert devant le roi, Hugo dit, toujours à propos de la reine Anne : « Elle disait avec un air de profonde rêverie des paroles telles que celles-ci : « Aucun pair ne peut être couvert devant le roi, excepté Courcy, baron Kinsale, pair d'Irlande.» Elle disait : « Ce serait une injustice que mon mari ne fût pas lord-amiral, puisque mon père l’a été. » Et elle faisait George de Danemark haut-amiral d’Angleterre, and of all Her Majesty’s Plantations *.»
2. 11 cite l'édition de 1688 de Chamberlayne (Amsterdam, 2 parties en 4 vol.), dans l'Homme qui rit, vol. 1, p. 42 (note) ; et fait allusion au livre de Beeverell (Leide, 1707, 7 vol ), dans l'Homme qui rit, vol. L, p. 356. Pour ce qui est du Peerage de Debrett. c’est l'édition illustrée de 1825 que M. Berret a vue dans la bibliothèque de Hauteville House (v. Légende des Siècles, éd. Berret, notice L'Aigle du Casque) : cette édition ne se trouve pas à la Bib, nat. et j'ai dû recourir à l’édition de 1826. (Londres 16° éd. 2 vol. in-12).