‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 144 sur 202 · Ibid. t. 1, p · texte numérisé non relu

Ibid. t. 1, p

4. Voltaire, Œuvres Complètes, Garnier. 1878, t. XIV, pp. 402-3. Voltaire fait encore allusion à cet épisode dans son Dictionnaire Philosophique (article

En 1840, Scribe avait tiré de cet épisode une comédie, Le Verre d’eau, ou les Effets et les Causes, dans laquelle Anne, — qui n’avait ni mari ni enfants, bien que l’action de la pièce se passât à l’époque du traité d’Utrecht, — était amoureuse d’un jeune officier, qu’aimait aussi la duchesse de Marlborough ; Anne y ressemblait étrangement à lÉlisabeth de Kenilworth.

Dans l'Homme qui rit aussi, la réputation d’Élisabeth pèse lourdement sur Anne. Malgré l’affirmation de Macaulay (p. 164, passage h), Victor Hugo ne veut pas croire à la fidélité conjugale d'Anne : « Quant à leur vertu immaculée, dit Hugo à propos des reines d'Angleterre, l’Angleterre y tient, nous ne nous y opposons point. Élisabeth est une vierge tempérée par Essex, et Anne est une épouse compliquée de Bolingbroke:. »

Enfin, l’amertume laissée dans l'esprit de Victor Hugo par ses relations personnelles avec le gouvernement anglais contemporain, et surtout par l’expulsion de 1855 (voir pp. 124 et suiv.), respire dans son portrait de Anne, et, en ridiculisant la « Reine Lune », il vise sans doute un peu la reine Victoria.

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