Ibid., t. L. p
A la fin de son article sur J acques IT, Delandine renvoie le lecteur à ses articles sur le Père Colombière ‘ et sur Kirke. Nous avons déjà indiqué l’usage que Victor Hugo à fait de l’article sur Kirke. Il a utilisé aussi l’article sur le Père Colombière.
Delandine dit de ce prêtre : « C’est lui qui, avec Marie Alacoque, a donné une forme à la célébration de la solennité du cœur de Jésus, et qui en a composé l'office. Il avoit surtout le cœur vif et sensible : c'est l’onction du P. Cheminais, mais avec plus de feu. » Victor Hugo le copie mot pour mot : «(Jacques II) écoutait le Père la Colombière, ce prédicateur qui était presque aussi onctueux que le Père Cheminais, mais avec plus de feu, et qui eut la gloire d’être dans la première moitié de sa vie le conseiller de ” Jacques IT, et dans la seconde l’inspirateur de Marie Alacoque *. »
À ces passages, où Hugo copie si fidèlement le Dictionnaire de Delandine, il faut opposer l'affirmation centrale du roman, dans laquelle il serait évidemment inutile de chercher le même serupuleux respect des textes : Jacques IT aurait eu à ses gages et sous ses ordres une bande d’acheteurs et mutilateurs d’enfants (Comprachicos), et aurait notamment fait enlever et mutiler par eux le fils d’un seigneur républicain, lord Clancharlie.
Dans le Reliquat il y à deux notes qui éclairent cette affirmation d’une façon assez curieuse : 19 « J acques IT avait demandé un eunuque. On ne lui obéit pas en ce point : on se borna à défigurer le petit lord, par pitié ou par raffinement de cruauté : en le faisant monstre on le laissa homme”. » 20 «Il arriva qu’une femme vint chercher asile à l’île Raghlès *. C'était la veuve de... régicide.. le réfugié épouse la réfugiée. Cela fit qu’à cinquante huit ans, lord Angus * eut. un fils — cet enfant, son héritier, était très
1. Macaulay nomme toujours le Père Peters comme ayant été le confesseur de Jacques J1.