Paris, Ladvocat, 1821, 13 vols
. Paris, Brissot-Thivars, 1821-25, 27 vols.
Ce
d'été. En tête du Nuage se trouvent les vers suivants :
J'erre au hasard, en tous lieux, d’un mouvement plus doux que la sphère de la lune.
C’est de cette façon que Pichot traduit une chanson de fée (acte IT, sc. I.)
[ do wander everywhere Swifter than the moon’s sphere,
se contentant ainsi de reproduire telle quelle la traduction de Letourneur.
Pour l’épigraphe du Cauchemar, Hugo à cru devoir corriger Pichot-Letourneur et il à mis :
«Oh ! j'ai fait un songe !.… Ilestau-dessus des facultés de l'homme de dire ce qu'était mon songe. L’œil de l’homme n’a jamais vu, l'oreille de l’homme n’a jamais oui, la main de l'homme ne peut jamais tâter, ni ses sens concevoir, ni sa langue exprimer en paroles ce qu'était mon rêve. »
C’est une des bouffonneries de Bottom (Songe d’une nuit d'été, acte IV, sc. 1.) qu'il traduit ainsi :
Bolton (awakening) « ..… [ have had a most rare vision. [ have had a dream, past the wit of man to say what dreamit was... The eye of man hath not heard, the ear of man hath not seen, man's hand is not able to taste, his tongue to conceive, nor his heart to report, what my dream Was. »
Pichot, suivant Letourneur de très près’, avait assez exactement traduit ce passage (Œuvres Complètes de Shakespeare, Ladvocat, t. IV, 1821.)
« J'ai eu dans mon sommeil la plus rare et la plus merveilleuse vision: oh! j'ai fait un songe... il est au-dessus des facultés de l’homme de dire ce qu'était ce songe. L’œil de l'homme n’a jamais oui, l’oreille de l'homme n’a jamais vu; la main de l’homme ne peut jamais tâter, ni sa langue concevoir, ni son cœur exprimer en paroles ce qu'était mon rêve. » à
Plusieurs des épigraphes de Han d'Islande sont tirées de Shakespeare : en tête des VIIIe, XXII° et xx chapitres se
1. 1 n'y 8 qu'une seule différence ; Letourneur avait plus exactement traduit « taste » par « goûter ».