ENGOUEMENT POUR SCOTT
Dans les romans de Walter Scott, au contraire, Victor Hugo trouve à cette époque, de quoi satisfaire à tous les besoins de sa génération. L’article enthousiaste qu’il consacre à Quentin Durward, dans la Muse française, en juillet 1823 ”, et dont M. Maigron a dit : « Dans cette route de gloire que parcourait alors chez nous le «grand étranger », aucune étape ne fut peut-être plus éclatante ni plus glorieuse” », il loue Scott d’avoir si bien rempli ses devoirs « relativement... à son siècle », d’avoir si bien compris ce qu’il fallait à « une génération qui vient d’écrire de son sang et de ses larmes la page la plus extraordinaire de toutes les histoires humaines. » « Il y à une alliance visible, ajoute-t-il, entre sa muse et toutes les muses ; et l’on pourrait considérer les romans. .épiques de Scott comme une transition de la littérature actuelle aux grandes épopées que notre ère poétique nous promet et nous donnera ‘. »
La façon dont il insiste sur l’enseignement moral contenu
4. Il y a une certaine ressemblance entre les vers suivants de Cromwell : « 1 est bientôt minuit ; L'heure où de son cercueil chaque spectre s'enfuit. » acte IV, sc. 11.
et l’épigraphe du 22° chapitre, laquelle est une traduction d'une tirade de Puck (« Now the hungry lion roars... » acte V, sc. 11). Hugo niera plus tard qu'il ait lu un mot de Shakespeare en 1823. Une lettre du 22 novembre 1868 raconte que Lamennais lui signala un jour en 1823, une ressemblance frappante entre des vers de lui et un certain passage de Macbeth et qu'il (Hugo) dut avouer qu'il n'avait pas lu Shakespeare parce qu'il ne voulait pas lire Letourneur (Correspondance de Victor Hugo 1835-1882, lettre à M. F. Morand, juge à Boulogne-sur-Mer).