‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 180 sur 202 · L'ANGLETERRE CONTEMPORAINE DANS « L'HOMME QUI RIT · texte numérisé non relu

L'ANGLETERRE CONTEMPORAINE DANS « L'HOMME QUI RIT

L'usage que Victor Hugo à fait de ses sources historiques nous l’a déjà fait soupçonner, — Hugo n’est dans Homme qui rt qu’à moitié historien : il est évident que sa peinture de l’Angleterre des xvIIe et xvIre siècles à été beaucoup influencée par ses idées, et celles de ses compagnons d’exil, sur lAngleterre contemporaine. À ce point de vue, l'Homme qui rit ressemble, d’une façon générale, aux Travailleurs de la Mer, et résume, en quelque sorte, la pensée de Victor Hugo sur la civilisation anglaise.

À coup sûr Victor Hugo n'aurait pas tant insisté, dans Homme qui rit, sur les crimes des rois d'Angleterre, ni surtout peint des portraits si peu flatteurs des reines Élisabeth et Anne, en exagérant étrangement l’importance de celle-ci dans l’histoire de son époque, s’il n'avait été témoin du royalisme excessif des Anglais contemporains, et surtout de leur « culte spécial ! » pour la reine Victoria. Hugo s’irritait particulièrement de la popularité de Victoria, quoi qu’il dise, dans William Shakespeare, de « la vertueuse femme en qui le peuple anglais, royaliste comme on sait, voit et vénère sa personnification actuelle, cette digne mère, cette noble veuve .… » Déjà en 1841, dans la conclusion très anglophobe des Lettres du Rhin, il accordait une étrange importance au phénomène d’une

ACER .… ya un peu de son aversion pour notre loi salique dans le culte spécial que (l'A ngleterre) voue à ses reines, Elisabeth, Anne, Victoria. » Reliquat de L'Homme qui rit, fo 122.

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