‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 184 sur 202 · Ibid, &. I, p. 150. Cf. t. I, pp. 33 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid, &. I, p. 150. Cf. t. I, pp. 33 et suiv

6. Correspondance de Victor Hugo, Lettre à M. Hugonnet, 24 août 1869. 7. Actes et Paroles, t. II. Sur le Plébiciste, 1870.

S. lbid. Letlre aux Femmes de Cuba, 1870.

ner « la modestie anglaise actuelle ‘ » en peignant le dévergondage de la duchesse Josiane ? Nous avons vu que rien wirritait plus Hugo, dans les îles de la Manche, que la pruderie des habitants. L’Angleterre lui semblait la patrie du « cant ». « En fait de cant, dit-il, dans les Misérables *, Mlle Gillenormand l’aînée eût rendu des points à une miss. C’était la pudeur poussée au noir. Elle avait un souvenir affreux dans sa vie : un jour, un homme avait vu sa jarretière. » L’Angleterre pousse la pruderie, selon Hugo, jusqu’à rejeter sa plus grande gloire, Shakespeare, sous prétexte qu’il est ëämproper et shocking (deux mots « toutpuissants en Angleterre * »).

Évidemment, il se peut que les traits que nous venons de signaler, quoique inspirés manifestement par des préoccupations personnelles, ne faussent pourtant pas l’histoire : par contre il y a, dans l’Homme qui rit, des endroits où Victor Hugo ne tient guère compte de l’histoire et peint hardiment l’Angleterre du x1x® siècle, en ajoutant çà et là des noms propres pour conserver l'illusion historique.

Premier anachronisme indiscutable : Victor Hugo dénonce comme un des traits les plus caractéristiques de l'aristocratie anglaise, en 1700, le goût de celle-ci pour le pugilat. Il décrit un combat de boxe auquel assistent des lords, des membres du Parlement, et même des clergymen‘. Il ne fait ici qu’'utiliser les observations de ses amis. Alphonse Esquiros, qui est, nous l'avons vu, la source de Hugo pour certains détails sur les clubs sous la reine Anne, considère la boxe comme « la vie anglaise (contemporaine) sous un de ses aspects les plus caractéristiques * » : elle est illégale, mais, dit-il, « que peut-il (le

4. Lettre au libraire londonien, G. Daelli, reliée avec le Reliquat de l'Homme qui rit, fe 159.

2, Ed. Flammarion, s. d.,t. Il, p. 185.

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