V. L'Homme qui rit, t. I, pp. 388 et suiv
5. Article sur « Les jeux anglais », Revue des Deux Mondes, 1 mai 1862, réimprimé L’Angleterre et la vie anglaïse (Paris, 1869, vol, 1V).
gouvernement) faire, avec la meilleure volonté du monde, quand des étoiles de l’aristocratie, des chefs de l’armée, des membres de la Chambre des Communes et de la Chambre des Lords, des hommes distingués dans toutes les sphères, quelquefois même des clergymen, couvrent, pour ainsi dire, le ring de leur influence et de leur patronage * ? » Louis Blanc, aussi, consacre plusieurs lettres à cette « passion du pugilat * » et, à propos de chaque nouveau combat, fait allusion à celui de Sayers et de Heenan, qui « passionna d’une façon si scandaleuse l'Angleterre et l'Amérique * », et à l’occasion duquel, « des personnages de marque, des membres de la Chambre des Communes, que dis-je ? des ministres de l'Évangile, avaient été remarqués parmi les spectateurs * ». Victor Hugo lui-même constate, dans les Travailleurs de la Mer, qu’ «à Londres... l'émotion, l’admiration, le regret et la foule en deuil ont été crescendo aux trois enterrements de Wellington, de Paimerston et du boxeur Tom Sayers », tandis que « Shakespeare attend toujours sa statue en Angleterre”. »
Esquiros déclare cependant que « les annales authentiques du cercle (the ring) tel qu’il se pratique aujourd’hui, ne remontent point au delà de 1719°» : et que la grande vogue de ce sport, parmi la noblesse, ne date que de lépoque de George IV et de Byron ’.
Aux passe-temps stupides et brutaux de la noblesse anglaise Hugo oppose, dans l'Homme qui rût, les goûts éclairés du peuple qui vient en foule applaudir aux intermèdes shakespeariens d’Ursus. C’est ici encore peut-être, plutôt un trait de l'Angleterre contemporaine. Esquiros montre les grands théâtres londoniens en 1860, réduits à présenter d'assez plates imitations de mélodrames et de
AB TAN AD AE" 2. Louis Blanc, op. cit., 1re série, &. I, pp. 60 et suiv., 82 et suiv.; t. I, pp. 326 et suiv., 333 et suiv.: 2e série, t. 11, pp. 12 etsuiv., 219 et suiv. - Louis Blanc, op. cit., ire série, t. I, p. 60. . Ibid., t. IL, p. 329. . Les Travailleurs de la Mer, éd. Flammarion, s. d., t. I, p. 46. . Esquiros, op. cit. t. IV, p. 107.
. Ibid., &. IV, p. 108.
ut OO © À