‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 188 sur 202 · William Shakespeare, pp · texte numérisé non relu

William Shakespeare, pp

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d'intérêts soulevaient périodiquement en France, à cette

époque, contre l’Angleterre ; b) que la littérature fran-

çaise se livrât à la peinture, sinon à l'apologie, du plus effrayant libertinage au moment même où, en Angleterre, la pruderie triomphait de tout, même du sens artistique, et qu’il se trouvât en France des périodiques pour mettre en évidence, souvent même pour envenimer, les réquisitoires prononcés par la pruderie anglaise contre la France; c) enfin que Victor Hugo fût socialiste à l’époque où la France et l’Angleterre semblaient fraterniser dans leur commune haine des idées de 1848, et que, chassé hors de

. France par ses opinions politiques, il profitât de la tradi-

tionnelle hospitalité anglaise en élisant domicile dans une petite dépendance anglaise, où la violence des préjugés était, naturellement, en raison inverse de la dimension du pays. |

Cependant, ces circonstances accidentelles ne cachent pas la profonde incompatibilité qui existait entre Victor Hugo et le tempérament anglais. Latin par-dessus tout, comme nous l’avons vu dans ses appréciations de la littérature anglaise, et, en outre, éminemment écrivain de combat, tenant de son père, le Lorrain, Victor Hugo aimait trop les oppositions tranchantes, les positions extrêmes — il avait à un trop haut point « cette logique de marcheur en avant », qui caractérisait surtout, selon lui, la nation française, — pour comprendre la modération qu’il croyait le ‘trait le plus caractéristique de l'Angleterre, « volontiers satisfaite des résultats obtenus, et épouse tranquille du fait accompli * ». Il ne shabitua jamais au manque de ce que J. S. Mill a appelé « rectitude » française, dans le caractère anglais, aux nombreuses contradictions qui s’y trouvent ; et il oublia trop souvent le grand écart qui existe entre la théorie et la pratique en Angleterre.

Ne voyant partout que le blanc ou le noir, jamais le gris

4. Actes el Paroles, vol. Il: Discours pour le Sixième Anniversaire de février 1848, le 24 février 1855.

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