IL AVANT PROPOS
en France. J'ai dû me contenter d’un examen des écrits critiques de Victor Hugo et d’une énumération, que je n’ai pas la prétention de croire complète, des plus frappantes des réminiscences scottiennes et shakespeariennes contenues dans son œuvre.
Ma plus grande préoccupation à été d'apprécier les lectures historiques de Hugo en ce qui concerne l'Angleterre, et d'expliquer par une étude des sources, l’image, souvent étonnante, de certains épisodes, certains personnages de l’histoire de l’Angleterre présentée dans Amy Robsart, Cromwell, Marie Tudor et l'Homme qui Rit.
Ici je me fais un plaisir d’avouer une dette de reconnais- | sance à M. Paul Berret, qui, non seulement par ses travaux, admirables d’honnêteté et de précision, sur la Légende des Siècles, la philosophie de Victor Hugo pendant les années 1854-1859, et sur l'Homme qui Rit, m’a mis en garde contre les contaminations caractéristiques de Hugo, mais aussi ma donné quelques renseignements précieux à propos de la bibliothèque de Hugo à Guernesey, et des manuscrits de Hugo.
Dans l’étude des sources de Cromwell j'ai été devancé par Mie G. Tournier, qui à publié un article bien documenté sur Les points de départ du Cromwell de Victor Hugo, dans la Revue de Littérature Comparée (janvier 1927). J'ajoute à l’étude de Mlle Tournier quelques précisions sur les sources historiques de Cromwell et une appréciation des idées de Victor Hugo sur le caractère puritain.
Enfin, j'ai essayé d'indiquer, d’une part, les événements politiques, d’autre part, les relations personnelles, qui me semblent avoir contribué à former les opinions que Hugo a exprimées de temps en temps à propos de la politique et du caractère anglais. Je serais heureux si cette partie de mon travail pouvait être de quelque utilité à quiconque entreprendrait pour le xIx® siècle ce que M. Ascoli à fait si magistralement pour le xvrie siècle.
Avant de terminer cette préface, je voudrais exprimer ma gratitude.
Envers M. Georges Ascoli, qui à bien voulu diriger mon travail, et dont la bienveillance inépuisable m’a été