‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 27 sur 202 · Cf. Villemain, t. IL, pp · texte numérisé non relu

Cf. Villemain, t. IL, pp

ghill de sauver Ormonde (acte V, sc. XIII ‘), ou se servant des formules et des cérémonies monarchistes (acte I, sc. 1x, acte IIT, sc. XIV *).

La plupart des personnages du drame, dont Hugo esquisse d’une façon si vivante les portraits dans la préface, se trouvent dessinés dans Villemain, et notamment les plus pittoresques d’entre eux, — le juif Manassé, et Carr, le personnage qui représente le mieux le puritanisme anglais. A propos de ce dernier, Victor Hugo ajoute, dans la préface, une note caractéristique : « … ce sauvage Carr, dit-il, dont l’histoire ne dessine qu’un trait, mais bien caractéristique et bien fécond ». Le Carr de la pièce de Hugo n’est pas aussi original que l’auteur voudrait bien qu’on le crût. Il réunit en lui-même, au contraire, les traits de plusieurs personnages historiques décrits par Villemain : il imite très fidèlement Ludlow lorsqu'il rejette la protection de lord Broghill (acte II, se. vx‘); il dénonce à Cromwell la conspiration des royalistes (acte II, sc. x et XI), dans les mêmes circonstances exactement que celles où le colonel Hutchinson dénonça la conspiration de Lambert”; il imite le docteur Jenkins lorsqu'il refuse sa grâce, accordée par Cromwell.

Villemain a reproduit avec un soin particulier les expressions mêmes dont se servait Cromwell. « On connaîtrait mal Cromwell, dit-il, si on négligeait ou si on altérait de pareils monuments (les discours de Cromwell). C’est là qu’il faut surprendre le secret de son caractère politique ‘. » Hugo la imité dans ces serupules. Quelques exemples suffiront pour le démontrer :

. Cf. Villemain, t, II, pp. 274-2.

. Cf. Villemain, t. Il, pp. 46-7.

. Cf. Villemain, t. II, p. 161.

. Cf. Villemain, op. cit., t. II, p. 1447.

. Villemain, t. II, pp. 226-230.

6. Villemain, t. IL p. 421. Hugo a noté (ms.f230. recto) : «Jenkins magistrat refuse de reconnaitre tout ce qui n’est pas le Roi. Cromwell le fait sortir de Newgate, où le Parlement l'avait fait mettre, satisfait qu'il consente à n'être plus persécuté. » (Villemain avait dit : « … satisfait d'obtenir de lui qu'il consentit à ne plus être persécuté. ») Serait-ce là l'unique trait « bien caractéristique et bien fécond », dont parle Hugo dans la Préface ?

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