‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 29 sur 202 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

dème est pesant ne voudrait l’accepter. Les gouvernements sont comme les corps célestes, objects de respect, jamais en repos. » (t. II, p. 47.)

Acte V, se, xII. Cromwell refuse la couronne et adresse au peuple une longue harangue. « Tout ce discours, dit Hugo dans une note, est en germe, et souvent en propres termes, dans la harangue diffuse, emphatique, obscure, interminable, que Cromwell adresse au peuple à ce moment critique de sa vie. On en à scrupuleusement conservé les mots caractéristiques. » Beaucoup des mots caractéristiques se trouvent dans Villemain et furent prononcés par Cromwell à différentes époques de sa vie.

Otez cela d'ici ! Remportez, remportez Ce hochet, ridicule entre les vanités !

s’écrie Cromwell. Victor Hugo se souvient sans doute ici des fameux mots que prononça Cromwell lors de la dissolution du Long Parlement, montrant la masse de l’orateur : « Otez de là cette marotte, dit-il. » (Villemain, t. I, p. 381 :.) Cromwell continue, faisant allusion à la grande pros-

périté de l’Angleterre :

Il semble, à voir cela, que le Seigneur ait dit :

Angleterre ! grandis, et sois ma fille aînée.

Entre les nations mes mains t'ont couronnée ;

Sois donc ma bien-aimée, et marche à mes côtés,

I1 déroule sur nous d’abondantes bontés ;

Chaque jour qui finit, chaque jour qui commence, Ajoute un anneau d’or à cette chaine immense.

Villemain rapporte ce passage, extrait d’un des discours de Cromwell : « Il semble que le Seigneur ait dit : Angleterre, tu es ma fille aînée, ma bien-aimée parmi les nations. Sous le ciel, jamais le Seigneur ne s’est ainsi conduit avec aucun peuple. Le Seigneur vient d'ajouter un nouvel anneau à la chaîne d’or de sa bien-veillance... » (t. IT, pp. 56-57.)

Cromwell avertit les « malveillants » qu’il sait tout ce qu'ils font,

Et les yeux du Seigneur vont courant çà et là.

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