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%. Victor Hugo avait d'ailleurs lu Hudibras (voir p. 22, note 1} que Chateaubriand avait recommandé (Essai-sur les Révolutions, Œuvres Complètes, Garnier, 4861, t. I, p. 516, note 2) aux « amateurs » comme présentant, dans un « morceau friand », un admirable tableau du caractère puritain. En 1818, une nouvelle édition de Hudibras avait paru par souscription. Voir Tournier, Les points de départ du « Cromwell » de Victor Hugo. Revue de Littérature comparée, janvier 1927.
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le dévouement, qui faisait le fond du caractère puritain, Hugo à abordé son sujet sans vues d'ensemble, sans partis pris, sauf celui de faire de la sculpture pittoresque ; et par conséquent, il n’a pas réussi à nous donner une image cohérente et intelligible d’un seul de ses personnages !. Pour ce qui est de Cromwell, l’on sent qu’il aurait mieux valu peut-être, que Hugo n’eût pas cédé à la tentation de « peindre le géant sous toutes ses faces, sous tous ses aspects, » qu’il se fût borné à imiter Bossuet, à tracer de Cromwell une « silhouette passionnée », Soit d’un point de vue monarchique et catholique, soit d’un point de vue napoléonien. Ce sont ces passages, où les sympathies de Hugo se révèlent, qui seuls nous intéressent aujourd’hui *. De même la manie qu’ont les adversaires de Cromwell
‘de citer des textes, juridiques ou bibliques, attire Hugo
par sa singularité seulement : il ne fait voir ni, d’une part l’héroïsme, ni, d’autre part, la profonde sagacité, de ce strict dévouement à la lettre de la loi, incompréhensible pourtant, et imbécile, sans cet héroïsme, sans cette sagacité.
Il manque, par exemple, au portrait d'Harrison, exposant humblement des scrupules risibles (acte I, sc. 1x) l'appréciation suivante, de Villemain : « Harrison, victime du pouvoir qu’il avait élevé, trompé dans toutes ses espérances, forcé de reconnaître enfin la fourberie et l’ingratitude de Cromwell n’était pas bien sûr que tout, jusqu’à sa persécution, ne fût pas pour le mieux, en songeant à un passage du prophète Daniel : «les Saints prendront le royaume et le possèderont *. »
D'autre part, Hugo n’a retenu que la forme extérieure, en quelque sorte, des arguments proposés par les Whitelocke, etc. en faveur de l’adoption, par Cromwell, du titre
1. Citons ici le jugement signiticatif de Victor Hugo sur Scott, jeté sur un des feuillets du manuscrit de Cromwell (f» 225 verso) : « Walter Scott est beau par l’ensemble et non par les détails : chez lui le sculpteur ne vaut pas l'architecte. »
2. J'essaie plus loin (v. pp. 59-60) de montrer qu'en effet, les sentiments bonapartistes de Victor Hugo percent, comme malgré lui, dans sa peinture de Cromwell.