LA LITTÉRATURE ANGLAISE DANS LE « CONSERVATEUR LITTÉRAIRE
Né à une époque où le cosmopolitisme littéraire était à la mode et, en outre, disciple fervent de Chateaubriand , Victor Hugo s’intéressa, dès sa première jeunesse à la littérature anglaise.
Le Conservateur littéraire *, — recueil que le jeune Victor « rédigeait presque en entier », dit Barthou*, qui possède l’exemplaire donné par Victor Hugo à Juliette Drouet, et dans lequel les articles écrits par Hugo sont indiqués, — témoigne d’une certaine connaissance des auteurs suivants : Addison, Sterne, Milion, Ossian, Moore, Shakespeare, Byron, et contient, en outre, plusieurs articles enthousiastes sur des ouvrages de Walter Scott.
Victor Hugo semble bien avoir lu des essais d’Addison, dont on venait de publier en 1819 une édition abrégée *. Dans le poème satirique intitulé L’Enrôleur politique, il parle d’un « journal sans sel où l’on singe Addisson * (sic) ». Dans la même livraison, à propos de L'Observateur au
xixe siècle, par Saint-Prosper, « C. St.-M. » fait allusion à
. V. Miller, M. H. Chateaubriand and English Lilerature (Baltimore, 1925). . Paris, A Boucher, 1819-21, 3 vol. in-8&. <
. V. Revue Bleue, décembre 1911.
. Chez Hamonière, 1819, 2 vol. in-8°, anglais et français.
. Conservateur Lilléraire, décembre 1819.