Kenilworth, t. IV, p
d) Dans le 5° acte d'Amy Robsart, ce sont toujours des efforts inefficaces de la part de Leicester pour sauver $4 femme ; et celle-ci subit le sort étrange de périr victime des menées d’un valet dans le château d’un mari, seigneur puissant, et qui l’aime.
Pourquoi Victor Hugo n’a-t-il pas, comme Scott, calqué le dénouement de sa pièce sur celle d’Othello (ce qu’il conseillait à Lebrun, d’ailleurs, de faire pour sa tragédie de Marie Stuart ')? Dans Kenilworth, Amy décide Leicester à tout avouer à la reine. Mais Varney fait croire à son maître que sa femme lui à été infidèle avec Tressilian. Leicester, fou de rage, consent alors au meurtre d’'Amy. Il découvre la vérité trop tard.
Si Victor Hugo à voulu par ces changements, comme il me paraît probable, nous rendre Leicester plus Sympathique, il à fait une étrange méprise; le Leicester de Scott, que sa propre ambition seule domine, et qui n’agit jamais contre son gré, est bien plus estimable qu’un Leicester faible et indécis qui se fait l'instrument de l’ambition de son valet.