Cf. certain épisode de Notre-Dame de Paris
3. Sterne ne fut bien compris en France, selon Texte (J.-J. Rousseau el les origines du cosmopolitisme lilléraire, Paris 1895, p.346), qu'au commencement du xixe siècle. Une édition des Œuvres Complètes de Sterne venait de paraître en 1818; el une traduction du Voyage Sentimental en 1820.
4. Cons. Lill., L. I. 4e livr., 2e article, signé V., sur Les Vépres siciliennes de C. Delavigne et Louis IX d'Ancelot. Ci.
Mais du bon Yorick, imitant les écarts, Vais-je chanter la Chine. l'empire des Czars ? Oh non ! reviens, ma muse, admirer mon école... »
Cons. Litt., &. IT, 24e livr,
Discourssur les Avantages de l'Enseignement muluel (M...
allusion aussi à la fameuse sensiblerie du « voyageur sentimental * ».
Celui qui écrivait en 1816, sur ses cahiers d’écolier : « je veux être Chateaubriand ou rien », ne pouvait ne pas estimer Milton * et Ossian *.
Milton représente pour le jeune Hugo avant tout un idéal moral. Le jeune royaliste l’admire « entonnant la première révolte au pied de l’échafaud sanglant de Whitehaill * ».
C’est peut-être à Milton qu’il pense lorsqu'il dépeint son « modèle idéal » du poète, — « comme Milton aveugle », chantant le soleil qu’il ne voyait pas, — et exige que le poète soit « l’homme qui ne fléchira pas devant les caprices d’un tyran ou les fureurs d’un factieux * ».
De telles opinions ne supposent pas une connaissance, même superficielle, de l'œuvre de Milton ; et l’on peut se demander si l'écrivain qui émettait le jugement suivant appréciait vraiment cette œuvre : « Nous passons au joli poème que le traducteur du Paradis Perdu (Delille) à
4. Cons. Litt., &. IT, 13e livr., article sur L'Hermite de Londres.
L’épigraphe du {+ chapitre de Han d'Islande est tirée de Tristram Shandy. Texte a signalé que le capitaine d'Auverney et le sergent Thadée, dans Bug- Jargal, sont des réminiscences du capitaine Toby et du caporal Trim (op. cit. p. 346, note 3).
2. Chateaubriand avait invoqué, au début des Martyrs (180%) la muse céleste qui inspira « l'aveugle d’Albion », et dit, dans la préface du même ouvrage, avoir choisi « un sujet... où le Jupiter d'Homère viut se placer à côté du Jehovah de Milton ». M. H. Miller, dans Chateaubriand and English lileralure, énumère les nombreuses réminiscences miltoniennes qui se trouvent dans les Martyrs.
Dans la lle partie du Génie du Christianisme (1802), Chateaubriand avait donné une analyse du Paradis Perdu.
3. « Chateaubriand est le premier grand nom de la littérature française que nous trouvions profondément influencé, profondément modifié par Ossian ; ce n’est pas encore assez dire, — qui ait dû à Ossian la forme de ses rêves et la parfaite expression des émotions les plus profondes de son cœur. 1 a fait passer dans la littérature française ce qu'elle pouvait recevoir et absorber d'Ossian.. » Van Tieghem. Ossian en France, t. IL, pp. 209-140.