Littérature el Philosophie mélées, p
7. Publié d’abord dans L'Europe littéraire, 1833, &. IV, pp. 265 et suiv. et réimprimé dans Liltéralure et Philosophie mélées.
cite dans son article, — comme typique et en donne une explication qui sent elle-même un peu son byronien : « il représente à nos yeux une notable portion de la généreuse jeunesse d’à présent. Au dedans d’elle, un génie mal compris qui la dévore ; au dehors, une société mal posée qui létouffe'. »
Enfin, en 1834, lorsqu'il réimprime dans Lütérature et Philosophie mélées l’article qu’il publia sur Byron en 1824, Victor Hugo supprime la phrase dans laquelle il déclarait Chateaubriand supérieur à Byron”.
En même temps, tous les jeunes héros des drames de
Hugo professent cette misanthropie, ce désespoir, que
l’œuvre et la vie de Byron ont tant aidé à propager : Didier « funeste et maudit » hésite de mêler « (sa) brume et (sa) nuit » au jour de sa bien-aimée (Marion de Lorme, acte I, se. 11°); Hernani est « une âme de malheur faite avec des ténèbres » (Hernani, acte III, sc. IV), cun malheureux traînant après lui l’anathème » (acte V, se. r11) ; Rodolfo vient d’une « famille fatale » (Angelo, acte I, sc. v), « ce Rodolfo mélancolique et violent, passionné et fatal », dit Victor Hugo dans une note; le sombre Otbert, « qu’étreint une fatale loi », parle de « l’ombre où vont ses pas » (Burgraves, acte TI, sc. II).
Mais cet engouement de Victor Hugo pour Byron à été assez superficiel et de courte durée ; et, en fin de compte, sa dette envers le poète anglais n’est guère considérable. Nous ne saurions mieux terminer cette partie qu’en citant le jugement d’Estève : « Entre son génie et celui du poète anglais il n’y à jamais eu sympathie ni affinité. Il est venu lentement à Byron, il s’en est détaché très vite. Quelques touches de couleur dans les Orientales, quelques accents mélancoliques dans les Feuilles d'Automne, une certaine teinte de misanthropie sur les héros de ses drames, voilà