‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 78 sur 202 · Ms. Marie Tudor, fo. 134 recto · texte numérisé non relu

Ms. Marie Tudor, fo. 134 recto

comme telle dans toutes ses actions : Trogmorton est mis

en jugement, non pour avoir participé dans la rébellion de

Wyat (Cf. Burnet. Histoire de la Reformation, t. I, p. 502), mais pour « avoir été chez une jolie fille la nuit. » (Marie Tudor, journée IT, sc. II et vit.)

De même, lorsque Griffet cite, pour les réfuter comme des calomnies, les jugements des historiens protestants, qui ont représenté Marie comme «une femme entêtée, superstitieuse, violente, cruelle, maligne, vindicative, tyrannique, dont tous les penchants et toutes les actions portaient l'empreinte de son mauvais naturel et des bornes étroites

de son esprit’ »; Victor Hugo note tels quels les adjectifs diffamatoires — « entêtée, superstitiouse, violente,

cruelle, maligne, vindicative, tyrannique, mauvais naturel, esprit étroit * », — et ne semble tenir aucun compte des

objections de Griffet. k

Lorsqu'il s’agit, au contraire, de caractériser un personnage de la cour de Marie, ou de décrire les conspirations qui furent entreprises contre elle, Hugo suit Griffet avec la fidélité la plus scrupuleuse.

Le rôle important joué par Simon Renard dans la pièce est indiquée par Griffet, qui l’appelle « baïllif ou lieutenant d’Amont en Franche-Comté, créature du Cardinal de Granvelle *. »

Voici comment Griffet décrit lord Paget : « A l’égard de Paget, c’étoit un homme fin et délié qui avoit trouvé moyen d'entrer dans les affaires sous le règne de Henri VIII quoiqu'il fût d’une si basse extraction qu’on le disoit fils d’un Savetier… Il prenoit quelquefois un tel ascendant sur l'esprit de la Reine, que le Chancelier lui-même et les autres Ministres du Conseil n’osoient ouvrir la bouche devant lui ‘. » Hugo dit à son tour : « Quant à Lord Paget…

. Griffet, op. ct, p. 28.

Ms. #. 131 (au verso de la page IIL du catalogue des livres consultés) . aurait-il eu d’abord l'intention de publier ce pässage parmiles « pièces justificatives » de Marie Tudor ?

3 Griffet, op. cit., pp. 49-50. Cf. More Tudor, journée IL, se. 1x : « (La

Reine) Quand je pense que c'est un en Ne une créature du Cardinal de Granvelle, qui ose me LR ainsi !.

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