Marie Tudor, journée [, se
3. Burnet, Hisloire de La Réformation; trad. Rosemond, Londres, 1683. . Ms. fo. 132 verso.
La
. Marie Tudor, journée I, se. 1, 6. Ms, fo. 137.
APCOPETN CE
Ce que Victor Hugo à cherché, dans les livres qu'il cite, — la façon, tantôt trop minutieusement fidèle, tantôt trop libre, dont il à utilisé ces livres l’a déjà indiqué, — c’est, d’une part, la confirmation d’idées formées d'avance et en dehors de ses recherches historiques, d'autre part, des formules, des mots, « quelques touches criardes » à ajouter çà et là sur « un ensemble parfaitement faux eb conventionnel . » Y |
Il n'hésite pas à représenter Marie Tudor comme une dévergondée, qui mande toute la cour pour publier une mésaventure d’alcove, qui ne cache pas ses déportements même à l'ambassadeur du prince qu’elle à publiquement accepté pour fiancé, une mégère féroce qui reçoit le bourreau dans la salle du trône ; mais il n’oserait lui faire faire un pas sans qu’elle fût accompagnée du « héraut d’Angleterre, Clarence, portant la bannière royale, et (du) héraut de l’ordre de la Jarretière, Jarretière, portant la bannière de l’ordre ? ». Une reine d'Angleterre peut se moquer des sentiments de ses pairs ; mais il faut qu’elle sache par cœur leurs généalogies *. De même, Hugo ne voit aucun inconvénient à ce qu’un ambassadeur étranger se mêle ouvertement de tout en Angleterre, fasse même des proclamations au nom de la reine, — et cela justement devant un peuple qui s’est révolté contre la puissance d’un favori étranger, — pourvu qu'il ait à ses côtés les mêmes hérauts, Clarence et Jarretière, et qu’il termine sa proclamation par la formule, « Dieu garde la vieille charte d'Angleterre * ! »
La façon dont Hugo conçoit la documentation historique est éclairée par un trait assez significatif. Le dénouement de la pièce — auquel Hugo tient, évidemment, avant tout, — exige que Gilbert et Fabiano soient tous les deux condamnés à mort. La loi l'exige aussi, puisque l’un est aussi coupable que l’autre du prétendu attentat sur la reine. Mais Hugo se souvient du passage où Griffet raconte que lorsque Marie voulut faire exécuter Élisabeth et Courtenay, con-