Thureau-Dangin, op. cit.,t. I, p
2. V. Muret (Théodore), L'histoire par le théâtre, Paris, 1865, t. III, pp. 92 et suiv.
3. L’enthousiasme populaire fut tel que l'ex-roi Charles X dut abandonner son projet de débarquer à Londres ou à Portsmouth et fut amené directement à Lulworth, où il devait s'installer pour le moment (Hall (major John) : England and the Orleans Monarchy, Londres, 4912, p. 16). Des listes de souscriptions pour les dépendants des victimes des journées de Juillet furent ouvertes partout en Angleterre, et la France fut félicitée dans de nombreuses réunions publiques (v. les journaux français, août 1830).
4. Wellington était soupçonné en France de vouloir la chute du nouveau régime et d'avoir sauvé de la guillotine les ministres de Charles X (v. Willson (Beckles), L'Ambassade d'Angleterre, 1814-1920 ; un siècle de relations diplomatiques franco-brilanniques, Paris, 1929, pp. 81-2, 84). Il parlait des Belges, d’ailleurs, dans le discours du trône, en nov. 1830, comme des « sujets révoltés », et prociamait son intention de réprimer sévèrement les troubles qui se produiraient en Angleterre (ibid., p. 82).
5. L'opposition de Palmerston au projet de placer le due de Nemours, fils de Louis-Philippe, sur le trône belge amena une manifestation populaire devant l'ambassade anglaise à Paris, en décembre 1830 (Willson, op. cil., p. 86. Cf. ibid.. pp. 93, 105, etc.). Tandis qu’ « à Madrid, toute le monde connaissait la rivalité des intérêts français et anglais en Espagne » (ibid., p. 118).
ments que la France des Cent Jours. L’Angleterre de Lord Grey n'est pas plus amie de notre liberté que celle de Castlereagh ‘… » Pas d'alliance possible entre la France de Juillet et l'Angleterre aristocratique : « Quant à nous, nous croyons que Angleterre nous en veut. d’une révolution qui la tient en haleine, suspend son crédit, émeut ses classes ouvrières, et remet en question les traités de 1815, son œuvre chérie. Quand nous nous élevons donc contre l'alliance anglaise, ce n’est pas que nous n’estimions ce grand peuple... mais nous jugeons la situation de cette aristocratie… et nous ne croyons pas que sa grandeur puisse s’accommoder de la nôtre 4
L’anglophobie des républicains bonapartistes trouve son «écho sonore» dans le Journal d'un révolutionnaire de 1830, que Hugo publie en 1834, dans Littérature et philosophie mêlées. Hugo y exprime son mépris de la fameuse liberté anglaise dont les libéraux français faisaient si grand Cas sous la Restauration. «A ne considérer les choses que Sous le point de vue de l’expédient politique, la Révolution de Juillet nous a fait passer brusquement du constitutionalisme au républicanisme. La machine anglaise est désormais hors de service en France ; les whigs siégeraient à l'extrême droite de notre Chambre. L'opposition à changé de terrain comme le reste. Avant le 30 juillet elle était en Angleterre, aujourd’hui elle est en Amérique”. » Et encore : « Il y à des gens qui se croient bien avancés et qui ne sont encore qu’en 1688. Il y a pourtant longtemps déjà que nous avons dépassé 1789 *. »
Selon Hugo, le gouvernement anglais hait et redoute au fond la nouvelle France que la Révolution de Juillet à fait naître ; mais, heureusement, la France à pour elle l’enthousiasme que sa révolution à inspiré au peuple anglais : «On a tort de croire que l’équilibre européen ne sera pas dérangé par notre révolution. Il le sera. Ce qui nous rend forts,