‹ L'Angleterre Dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 88 sur 202 · En Voyage, éd. Imp. Nat., p. 422 2. 1bid., p · texte numérisé non relu

En Voyage, éd. Imp. Nat., p. 422 2. 1bid., p

3. V. Victor Hugo raconté.…., éd. Nelson, t. II, pp. #4f et suiv. Selon le Témoin, le duc fit offre d'un théâtre à Hugo en octobre 1836 : et en mai 1837, celui-ci fut parmi les invités au mariage du duc avec la princesse Hélène de Mecklenbourg, qui, elle aussi, avait une admiration profonde pour les œuvres du poète,

4. Sur La Fronde du pavillon Marsan, voir Biré, Victor Hugo après 1830, t. II, pp. 3-4.

5. Thureau-Dangin, Histoire de la monarchie de Juillet, &. TX, pp. 75-6, 526; t. IV, pp. 197-8: t. V., p 87, etc. Dans une lettre à sa mère, Edgar Quinet raconte l'aimable accueil que lui {it le duc d'Orléans quelques mois avant sa mort : « Vous avez foi en la France, lui dit le prince. J'ai été frappé du proiond sentiment national qui vit dans tout ce que vous avez écrit. Mais les cosmopolites nous perdent. [ls émoussent, ils énervent tout. Malheureusement le pays leur prête souvent la main... Vous avez bien raison, la grande question pour nous, c’est celle des frontières, c'est le besoin de se relever. Au lieu de tant parler des victoires de l'Empire, je voudrais que l'on instituàt des fêtes funèbres commémoratives de Waterloo, pour obliger le pays à sen souvenir et à tout réparer... » Thureau-Dangin, op. cil., t. V, p. 87, note 3. En 1840, lursque la France et l'Angleterre furent

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symbolise parfaitement l’union franco-allemande, qui permettrait, selon l’idée bénigne qu’on se fait alors en France, de l'Allemagne, de réaliser ces ambitions.

En même temps, la politique anti-francaise de Palmerston crée partout en France une irritation constante contre PAngleterre'. Thackeray raconte comment John Bull est ridiculisé à Paris, en 1839, sur la scène comme dans les romans « fashionables » : « un barbare ne serait pas plus méconnu en Chine, dit-il, que les Anglais ne le sont aujourd’hui en France ?. »

Cette anglophobie atteint son apogée vers 1840. La Revue Britannique, dans sa Chronique littéraire de février 1840, parle de la polémique anti-anglaise qui sévit à Paris, aux deux Chambres comme dans la presse, et signale comme expression typique de cette « antipathie nationale » l’ouvrage d’un certain M. Sarraus, où l’égoïsme de la politique anglaise est vivement dénoncée. Au mois de juillet 1840, l’isolement de la France, dans la pacification du Levant, met la France et l’Angleterre à deux doigts de la guerre. Dans tous les journaux, sans distinction de parti, on ne parle que de guerre”. Le projet est mis en avant, au Havre, de lancer des corsaires contre la marine marchande de l'Angleterre aussitôt qu’éclateraient les hostilités *. L'ambassade britannique à Paris est menacée par l’émeute *. Les ambitions bonapartistes de 1830 renaissent plus ardentes que jamais : tout le monde pense, ce queQuinet proclame dans sa brochure, intitulée « 1815 et 1840 » (septembre 1840), qu’il n’y aura aucun espoir pour la France tant qu’elle ne sera pas relevée « du sépulcre de Waterloo. »

C’est donc avec la certitude d'exprimer la pensée de tout le monde et de plaire en même temps au pavillon de Mar-

à deux doigts de la guerre (v. plus loin), le duc d'Orléans n'avait qu'une seule crainte, que le gouvernement français ne fût pas assez belliqueux, Thureau- Dangin, op. cit., t. IV, p. 242,

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