Voir Willson. (B.), op. cit., pp. 162 et suiv
2. Choses Vues, éd. Imp. Nat., t. [, « A la Chambre des Pairs », 1847.
3. Choses Vues, éd. Imp. Nat., t. I, « À la Chambre des Pairs », 1847.
4. Choses vues (première série), pp. 174-5. L'édition de l’Imprimerie Nationale porte « Soyons insolents.. »
3. Choses vues, éd. Imp. nat., t. 1, pp. 240-1. (Notes éparses).
Après la révolution de février 1848, cette anglophobie devient encore plus populaire. Le fameux chœur de Charles VI : Mort aux Anglais ! se fait entendre äe nouveau dans les rues de Paris. Les ouvriers français, réduits au désespoir par le chômage et la misère, réclament l’expulsion des Anglais employés en France‘ et, en même temps, des négociants anglais sont accusés d’avoir causé la ruine des petits marchands français en lour achetant leurs produits à des prix trop bas . Lorsque l'insurrection de juin éclate, des démagogues, comme Caussidière, et même des ministres responsables comme Flocon et Marrast, déclarent que les émeutes des chômeurs parisiens sont alimentées par l’or anglais *.
Victor Hugo ne se fait pas scrupule de tirer parti de cet état d'esprit. En mai 1848, lorsque, candidat aux élections pour l’Assemblée Constituante, il rappelle devant les Cinq Associations les discours qu’il avait prononcés en juillet 1846 pour la défense du littoral français contre les empiètements de l’océan, il laisse entendre que ces discours étaient entièrement dirigés contre l’Angieterre : «les 2 et 5 juillet, j'ai repris la parole ; c'était pour la défense et la protection de notre littoral; je signalais aux Chambres ce fait grave que les côtes d'Angleterre sont hérissées de canons, et que les côtes de France sont désarmées *. »
L’allusion qu’il fait à la prospérité de l'Angleterre, dans son discours du 29 juin 1848, à l’Assemblée Constituante, à propos de la misère qui règne à Paris, n’est pas, non plus, des mieux venues : « Et ce qui ajoute encore à mon inexprimable douleur, dit-il, c’est que d’autres jouissent et profitent de nos calamités. Pendant que Paris se débat dans ce paroxysme, que nos ennemis, ils se trompent !
| 1. V. Normanby, (Le marquis de), Une année de révolulion, d'après un Journal tenu a Paris en 1848. Paris 1859, &. I, pp. 122, 240, 262, etc. Le marquis de Normanby était l'ambassadeur d'Angleterre à Paris à cette époque. .