‹ L'Angleterre et l'impérialisme: Avec 1 ct. en couleur hors texteChapitre 71 sur 143 · JB/mc JBooA:, C · texte numérisé non relu

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La concurrence étrangère n'a été que pour peu de chose dans ces mauvaises campagnes. Ce furent des révolutions, des guerres, des famines, des pestes ou des cyclones qui, de 1878 à 1885, ravageant les pays consommateurs, Turquie, Inde, Chine ou Japon, diminuèrent leurs facultés d'absorption et, par contrecoup, découragèrent l'entreprise des Lancashire men: les deux années les plus mauvaises, 1878 et 1879, ont été la conséquence de la guerre russo-turque. Mais, dans l'intervalle de ces désastres, viennent pour le monde les années de paix et les bonnes récoltes, et tout aussitôt les exportations du Lancashire montent à des chiffres que jamais encore elles n'avaient atteints. De plus en plus, la prospérité du Lancashire dépend de la paix et de la prospérité universelles : de 1885 à 1895, c'est une alternance de satisfactions et de déboires, suivant l'état prospère ou malheureux de rhumanité tout entière.

La campagne commerciale de 1885, grâce à la chute de Khartoum, à la révolution rouméliote, à la guerre serbo-bulgare, etc., a été un désastre : à peine 58 millions de livres steriing; « depuis la famine du coton, dit l'association des Bleachers^ nous n'avions rien vu de tel * » ; les ouvriers sans travail se battent contre la police dans les rues de Manchester (mai 1886). La campagne de 1890, grâce à la retraite de ce grand auteur et prêcheur de guerres qui fut le prince de Bismarck, grâce aussi aux trois années pacifiques que vient de connaître le monde, est un succès : 66 millions de livres. Puis les révolutions brésilienne, argentine et chilienne (novembre 1890août 1892) et la famine russe (1891) amènent une

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