‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 107 sur 149 · Annual Séries. ri · texte numérisé non relu

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périté à l'Empire, c'est-à-dire à l'unité, à l'organisation militaire et à la protection? Car ce sont là, pour les impérialistes anglais, les trois caractères essentiels de l'Empire, Impérial Fédération, Impérial Defence, Fair Trade, Fédération constitutionnelle, Contribution militaire, Zollverein protecteur. L'attaché commercial à Berlin, M. J.-A. Crowe, disait devant la grande Commission d'enquête en 1885 ' :

Quand l'Allemagne, en 1866, devint une nation confédérée, elle prit conscience qu'elle était une nation, et elle sembla prendre aussi la résolution de faire bien les choses qu'elle n'avait pas encore faites. Elle voulut fonder des usines. Elle voulut avoir sa voix dans le monde commercial aussi bien que politique. 1870 grandit encore ces sentiments, qui depuis n'ont jamais cessé. La politique coloniale allemande n'est qu'un résultat de ce même sentiment national, qui veut prouver au monde que l'Allemagne est bien une grande nation capable de fabriquer et d'exporter.

L'unité nationale a certainement amené la prospérité allemande. Du moins, elle l'a rendue possible, d'abord en permettant au peuple d'y songer : tant que le peuple allemand n'eut pas son Empire, il fut incapable d'autre souci. De 1804 à 1866, l'unité nationale pendant soixante ans occupa toutes ses pensées. Il ne put rêver et combiner que préparatifs politiques ou militaires. En 1870, l'Empire réalisé rendit leur place à d'autres ambitions qu'avait connues l'Allemagne d'autrefois : l'Allemagne hanséatique et des villes libres, l'Allemagne trafiquante reparut derrière l'Allemagne impérialiste. C'est indubitablement parce que l'Empire ne hantait plus ses jours et ses nuits, qu'elle put se remettre aux affaires, — première leçon

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