‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 113 sur 149 · Pour tout ceci, je renvoie le lecteur aux beaux articles · texte numérisé non relu

Pour tout ceci, je renvoie le lecteur aux beaux articles

publiés, dans la Reçue de Paris, par M. Charles Andler et à Sun livre Le Prince de Bismarck (librairie G. BellaU .

les poussées de la nation. Mais il ne les avait nullement provoquées : il les subissait. Comme dans tout le reste de sa politique, il ne fit que suivre le mouvement national , en le ralentissant pour le maîtriser. Lui disparu, l'industrie et le commerce secouèrent ces entraves protectionnistes qui ne profitaient qu'aux agrariens.

Les libre-échangistes anglais avaient donc raison de dire à la Commission de 1885 que le protectionnisme bismarckien était funeste aux industriels germaniques, — it is a notorious fact that a great many industries in Germa ny suffer from it..: so far front beneftting Germany the import duty is actually injuriant to Germa a interests *. Les F air Traders calculent néanmoins que seuls les droits de douane, assurant aux manufacturiers allemands le monopole du marché intérieur, leur permirent la conquête des autres marché-, où le commerce allemand leur écoulait à perte le surplus de leurs marchandises'2. Ce calcul est indigne d'aussi bons commerçants : les droits ne permettaient pas à l'Allemagne industrielle de tels bénéfices intérieurs qu'elle pût longtemps supporter de telles pertes extérieures. Par la suite, d'ailleurs. l'Allemagne fut obligée de revenir presque au libre-échange pour sauvegarder son expansion commerciale.

Le successeur de Bismarck, en 1892, exposa au Reichstag la politique nouvelle , qui , également éloignée du libre-échange et de la protection, devait être, disait-il, une politique autonome : « Maintenant que notre industrie a grandi, il faut nous occuper

i. Blue Book, G- 4715 et 4793. passiw.

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