‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 144 sur 149 · Annual Séries, n0' 1936, 1841, 1836, etc · texte numérisé non relu

Annual Séries, n0' 1936, 1841, 1836, etc

correct mais froid, distingué mais à distance, droit mais rigide, toujours un peu hautain et dédaigneux : « Nos commerçants ne réaliseront jamais assez, écrit le consul de Belgrade, les bénéfices de la politesse allemande et de la camaraderie française '... » L'Anglais propose sa marchandise comme un service et presque une faveur; ses concurrents « poussent » les leurs; l'Allemand surtout met à push his goods toute sa patiente et humble amabilité*. Et la marchandise anglaise se présente comme le vendeur anglais, foncièrement bonne, peut-être, d'apparence et de réalité solides, massives, mais sans grâce et sans apprêt. Roulée dans du mauvais papier gris ou jetée pêle-mêle en un grossier emballage, elle ne s'offre "amais pimpante, tentante, parée. Dans les colonies anglaises et sur les places anglo-saxonnes, les correspondants anglais eux-mêmes se plaignent de l'inattention donnée à l'empaquetage 3.

Vos faïences nous arrivent en morceaux. Jamais on ne suit nos instructions précises pour de menus détails, formes de boites ou couleurs de papiers, qui ont une importance capitale sur la vente {Singapore). La quincaillerie anglaise est bonne, mais invendable. Voici l'un de nos marchands qui importait toutes ses serrures d'Angleterre. Elles arrivaient pêle-mêle, clefs, gonds, pênes, plaques, ficelées en du papier gris; il fallait deux heures à un commis pour débrouiller et servir. L'Amérique nous fournit aujourd'hui toute la serrurerie, parce que chaque serrure, empaquetée complète dans sa boite, se présente et se conserve facilement. Ajoutez que les clefs américaines, légères et petites, sont autrement commodes que les massives et lourdes clefs anglaises (Bahamas). La bière allemande, légère et appro-

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