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protectionnisme allemand tout le succès de leurs rivaux. Elles réclamaient des mesures de défense et la construction d'un Zollverein « panbritannique », qui grouperait en Union douanière tous les États et pays anglo-saxons. Contre le Free J'racfr, le libreéchange, de Manchester, qui avait été l'évangile du vieux radicalisme, les Midland* élevaient la doctrine nouvelle du Fair Trade, du « bon commerce », des droits non protecteurs, disaient- ils, mais compensateurs '.
J. Chamberlain était donc tout prêt à condamner la doctrine du laisser faire: ne pensant comme toujours qu'au bien-être et aux besoins de ses chers Midlands. il voyait qu'on peut atteindre ce bien-être par d'autres roules que la liberté2. Depuis sa mairie de Birmingham, il avait la pratique et l'estime du socialisme communal et il ne cachait pas son faible pour le socialisme d'Etat : il en avait même exposé « les aspects favorables » aux lecteurs de la Aorth American Review. Le palriarcalisme des nouveaux tories n'était donc pas pour l'effrayer. Bien souvent il avait dit à son peuple : « Voyez un peu ces tories qui me reprochaient jadis mon radicalisme. Aujourd'hui (1884- 1883., ils me volent toutes mes idées. Car les tories sont au ministère, mais on pourrait croire que les radicaux sont au pouvoir. Je ne puis plus avoir une
1. La meilleure définition «lu Fair Trade a été donnée, dès 1885, a la grande Commission parlementaire sur la Dépression of Trade, par le président de la Chambre île Commerce de Birmingham : to une free entrance of colonial protluce ini country. and to obta'm free or, al least, preferential eniry to the colonies for our g ods, in relurn for t/teir prote» liai or support b'j England (Bluc Book, C. — 4715, p. 35). Nous y reviendrons plus loin.