‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 28 sur 149 · Devonshire Club, 9 avril · texte numérisé non relu

Devonshire Club, 9 avril

2. « The mild Sovereignty of the Queen », discours célèbre, à Toronto, 30 décembre 1887.

3. Royal colonial Institute, 31 mars 1897. Birmingham, 24 mars 1S90.

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et ils exterminèrent tout ce qui respirait en elle l. » Et Joe, politicien, connaît les hommes et leurs faibles. Il sait que son peuple orgueilleux veut en toutes choses être le « champion du monde » présent ou passé. Il a donc appris quelques mots de latin pour leur parler de cette Pax Britannica^ dont la splendeur doit éclipser la « paix romaine » et dont le sillon de gloire et de prospérité recouvrira la superficielle empreinte de la domination latine : « Et si quelque jour nous devons passer, comme tant d'autres empires ont passé devant nous, du moins verra-ton les monuments de notre marche à travers le monde. Comme les Romains ont laissé leurs routes pour témoigner de leur intelligence et de leur courage, nous laisserons nos chemins de fer et nos œuvres de communication accomplies pour l'éternel profit des peuples à l'ombre de notre sceptre impérial *. » Ainsi parle J. Chamberlain aux bijoutiers de Birmingham.

Aux jeunes communautés d'outre-mer. américaines et australiennes, il offre d'autres arguments. Ces admirables parvenues des nouveaux mondes ont les faiblesses des parvenus, la vanité et le snobisme. Leurs filles, avec empressement, troquent leur beauté et leur richesse pour une couronne de duchesse ou même un torlil de baronne. Joe leur propose à toutes le beau mariage : qu'elles donnent leur vigueur; on leur donnera la noblesse : « A tous ces peuples, jeunes et vieux, nous pouvons dire : notre passé est le vôtre : vos aïeux se sont agenouillés devant nos vieilles châsses; ils dorment dans nos vieux cimetières; ils ont eu leurs exploits aussi dans notre œuvre politique,

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