‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 29 sur 149 · Josué, IX · texte numérisé non relu

Josué, IX

2. Birmingham, 13 novembre 1S96. Chambre des Communes, 20 mars 1893.

littéraire et artistique... Vous avez derrière vous des milliers d'années de traditions glorieuses...; gardez le souvenir de votre vieille demeure familiale '. »

Mais noblesse, gloire, aïeux aux croisades, championnat du monde, mission divine, obligations morales, amour de la famille, etc., ce ne sont là que vaines musiques et comme l'un de ces bruyants orchestres dont les radicaux entourent habituellement leurs plates-formes électorales. Aux temps où John Morley le prit à son école et lui montra rapidement les grandes lignes de l'histoire, J. Chamberlain a pu se convaincre que jamais la politique de races n'a, par elle-même, donné de résultats. La Russie qui, la première, l'inventa, n'en fit qu'un prétexte nouveau à sa vieille politique orthodoxe, une façade nouvelle à son vieil édifice religieux. Si le panslavisme pour un temps sembla réussir, c'était l'œuvre réelle de l'orthodoxie. Dès que la maladresse russe découpla les deux forces inégales et tourna le Bulgare, au nom du panslavisme, contre le Patriarche grec, mais orthodoxe, ce fut fini de la marche triomphale vers Sainte- Sophie... L'Allemagne devint ensuite le champ d'expériences où, pour accomplir l'unité et dresser l'Empire, la plus réaliste des politiques dut faire appel à de tout autres forces que le nationalisme de race. Ce fut la Prusse étrangère, mi-slave et mi-germanique, qui groupa les Allemands autour des intérêts commerciaux, d'abord, — J. Chamberlain invoque souvent l'exemple du Zollverein, — et des principes libéraux, ensuite. 11 faut donc au panbritannisme un~] moteur interne. La communauté de langue et de race ne peut être que le fil plus ou moins tendu, plus ou

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