‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 66 sur 149 · Blue Book, C · texte numérisé non relu

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avance des résultats heureux que ne peut manquer d'avoir une telle initiative. Mais quand arrivent les gens de Manchester, le langage change brusquement :

Tous ces prétendus remèdes ne sont que folies. L'entreprise privée ne saurait être remplacée par une organisation

de commune ou d'État. Les fonctionnaires ne peuvent nous donner que des renseignements vagues et des conseils sans portée pratique. C'est à nous, industriels, à étudier les besoins de notre clientèle. Tous les rapports consulaires du monde ne feront pas élever une seule usine dans le Lancashire. Un consul ne peut avoir qu'une médiocre expérience en fait de commerce, et ses conseils ne peuvent causer que des déboires à ceux qui les suivraient. Le commerce anglais s'est élevé par la seule entreprise individuelle, sans l'aide gouvernementale. Aussi la Chambre de Manchester s'est-elle tenue en dehors de l'Association des Chambres de Commerce. Elle n'a pas refusé son concours occasionnel. Mais elle pense que chacun doit apppliquer ses efforts à améliorer ses propres affaires, à perfectionner ses propres méthodes, à diminuer ses frais et à augmenter sa Hientèle, et non pas à s'occuper des affaires d'autrui, à copier aveuglément les méthodes étrangères, et à augmenter Les charges de tous en augmentant le nombre des fonctionnaires et le rôle de l'État !.

Ce langage de Manchester trouve un écho dans le royaume, et surtout au dehors ; car les consuls anglais font aussi leur enquête à l'étranger, auprès des résidents britanniques, et le consul de Rio de Janeiro écrit :

Ému par les plaintes générales sur la décadence de notre commerce, j'ai demandé à notre colonie de marchands et commissionnaires anglais si, dans leur opinion, l'adjonction à mon consulat d'un bureau de renseignements pour-

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