‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 67 sur 149 · Mue Book, C-S963, p. 18 et suiv · texte numérisé non relu

Mue Book, C-S963, p. 18 et suiv

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mit développer nos affaires avec le Brésil. Ils m'ont répondu : «. Nous vous remercions beaucoup de l'intérêt que vous prenez aux affaires. Mais le développement du commerce anglais — vous accepterez notre opinion pour ce qu'elle vaut — est une question qu'il faut étudier en Angleterre et non pas ici. Nous autres marchands, nous allons aux maisons qui nous servent le mieux, le plus vite et le moins cher. Le développement du commerce anglais ne dépend que de l'inclination et de l'aptitude qu'auront nos industriels et leurs courtiers à remplir ces trois conditions et à devancer leurs concurrents. >"ous ne pouvons nous empêcher de croire qu'une enquête minutieuse en Angleterre même ferait découvrir les remèdes efficaces. Si l'on veut développer le commerce, la réforme ne doit pas être entreprise de ce bout-ci, au dehors, mais de l'autre bout, en Angleterre : to deielop British trade, the change must commence at the other end. m England. »

Sage parole, que les promoters de l'Angleterre nouvelle devraient méditer un peu ! Ce qu'il faut à l'Angleterre, en effet, ce n'est peut-être pas un Empire : l'exemple de l'Allemagne, que nous examinerons tout à l'heure, est peut-être mal compris par eux et l'exemple de l'Espagne montre éloquemment ce qu'il advient d'un empire colonial, édifié et exploité pour le bénéfice de la métropole. Car c'est l'exploitation à l'espagnole qui se cache derrière les mots de Fair Trade et de Commercial Union : déjà les sauniers de Cheshire demandent que l'on interdise au gouvernement de l'Inde de fabriquer du sel *. Ce qu'il faut à r Angleterre comme à quelques autres pays, c'est une réforme interne, réforme de la politique et surtout des mœurs, réforme des idées et surtout des habitudes... Mais, en ces matières, les unionistes et Joe, leur chef, alliés du « vieux stupide parti », sont peut-

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