‹ L'Angleterre et l'impérialismeChapitre 7 sur 149 · Birmingham, 26 novembre · texte numérisé non relu

Birmingham, 26 novembre

Donc, il a, lui aussi, employé les vieux moyens du radicalisme. Il a menacé les Lords « qui n'ouvrent ni ne filent, et qui vivent du travail d'autrui », l'Église « qui mange le bien du pauvre », et môme un peu toute la vieille machine gouvernementale. Il a comparé le royaume à la ruche : au sommet, la Reine, que tous honorent et respectent ; au-dessous, les Frelons parasites ; au-dessous, les Abeilles travailleuses et patientes qui, durant la belle saison, nourrissent les parasites, mais, quand vient l'hiver, font place nette1. Il a proclamé son respect des seuls droits naturels. Il a affiché des théories égalitaires à la française. En 1870, il a même présidé des banquets pour saluer la troisième aurore de la république et pour jurer que le siècle ne finirait pas sans l'établissement d'une pareille république à Wesminster. Il a promis au paysan la vache et les quatre arpents (la poule au pot ne suffit plus), aux ouvriers les quatre L ou les quatre F (libération de l'école, du travail, de la terre et de l'église, Free School, Free Labour, Free Land, Free Church), à tous le suffrage universel, et des pensions pour la vieillesse, et le bonheur sans trouble dans un pays de miel et de lait. Il a promis bien d'autres choses encore, l'impôt progressif, la séparation de l'Église et de l'État, le morcellement de la grande propriété, le renouvellement triennal du parlement, l'abolition des lois de chasse, l'instruction laïque et gratuite, la paix éternelle et l'abstention de toute conquête pacifique ou guerrière 2...

Mais, dans les deux Angleterres, cette tactique n'a

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