‹ L'Angleterre et les AnglaisChapitre 11 sur 70 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Portrait de M****, exclusif réformé. — La Cause de ton changement. — La Mode a reçu un échec. — Les Opinions s^élèvent et les Mœurs descendent. — Aspect de la société dans une ville manufacturière. — Les Fabricants et les Ouvriers. — Il y a dans les Usages la cause d^un mouvement en Politique. — Les Unions Politiques sont nuisibles à la cause populaire.

J'ai déjeuné Vautre jour ayec M****; vous vous rappelez sans doute qu'il était, il y a deux ans , à la tête des dandies : silencieux, contraint et insolent ; trèsscrupuleux sur la réputation sans tache de ses amis. .. quant au bon ton; afTectanl de trouver tout insupportable , et craignant de rire de peur de se fendre en deux. Or M**^ est maintenant le dernier homme du monde auquel une pareille description pourrait s'appliquer. Il parle , fait du bruit, se frotte les mains, affecte même des manières enjouées ; il veut passer pour un très-bon enfant. Sa mise est à la vérité selon les règles, ainsi qu'il convient à un jeune homme d'une belle tournure ; mais il est facile de voir que c'est machinalement qu'il s'habille ainsi ; son âme n'est plus dans ses habits. Il m'a d'ailleurs étonné en citant Bacon. Vous savez que nous ne lui avions jamais soupçonné tant d'instruction ; mais , entre nous , je crois

me rappeler que cette citation est la devise d^uo de no$ journaux. Quoi quMl en soit, il est évident que M**** n'est plu» indifférent sur Topinion que voua pouvez avoir de sa science ; il désire votre estime ,' il est poli et complimenteur à Texcès. Lui qui naguère vous offrait à peine le bout du doigt, maintenant vous secoue les deux mains. Ce n'est plus la faute de M*^* s'il n'est pas aimable: il met tous ses efforts à l'être; et à dire vrai il y réussit ; il est impossible de ne pas aimer un jeune homme si distingué , de si bon air , si vif , et qui condescend à cherchera vous plaire. Son seul défaut est de mettre tant d'affectation à être sans façon , d'être si étonnamment poli ; il n'a pas encore appris comme Will Honeycomb « à rire avec aisance. » Il se passera encore quelque temps avant qu'il mette du naturel dans son amabilité ; toutefois Jtt***^ est singulièrement changé pour le mieux. Après le déjeuner nous descendîmes la rue Saint-James. M**** a entièrement abandonné son ancienne manière de marcher ; vous vous rappelez qu'il avait coutume de lever les yeux et le nez en l'air, de ne jamais regarder à côté de lui; aussi quand vous le rencontriez, auriez-vous dit qu'il était tombé du ciel* A présent il regarde autour de lui d'un air de cordialité , jette souvent les yeux de l'autre côté de la rue , et semble n'avoir peur que d'une chose : d'oublier de saluer en passant quelque personne de sa connaissance. Nous rencontrâmes deux ou trois individus trèssimplement mis et d'une apparence fort peu respectable ; vous auriez juré qu'il était absolument impossible que M**** connût ces gens-là 5 eh bien , M**'*

•^arrête , la joie briUe sur son vUage , il leur serre la maio , les tire |Nir le bouton de leur habit , leur dit quelques mots à Toreille, et s^arrache d^auprès d^eux en leur répétant: u Rappelez-vous , mon cher monsieur , que je ^(lis entièrement à votre service. »

Tout cela est fort étrange ! QuVst-ce qui a donc pu faire un pareil miracle dans la personne de M**** ? Je vais vous le dire. M'*'^^ a maintenant des commet-

TANTS.

Un historien d^Italie fait cette profonde observation , que la courtoisie des nobles est proportionnée aux occasions que la constitution leur impose de se mêler avec le peuple. Tout le monde sait que les patriciens de Rome étaient polis et affables : rien ne pouvait être plus séduisant que leurs manières; d^ailleurs il suffit de voir le mode adopté dans leurs élections pour être convaincu que cela devait être ainsi. Quand vous avez connu M'^'^'^'^, il y a deux ans, il était déjà membre du Parlement ; mais il n^avait vu de sa vie Tintendant , le maître d^hôtel , le concierge, par qui il avait été élu. Depuis un an, au contraire , M**** a été obligé de faire Taimable auprès de trois mille électeurs dans le comté de**"^. Ses efforts pour plaire , d^abord pénibles , ont fini par lui devenir agréables à lui-même ; il en acquiert peu à peu Thabitude. Il est député d'une grande ville de commerce; il est le plus jeune et par conséquent le plus actif de la députation ; il est obligé de fréquenter des hommes de toutes les classes : comment avec cela terait-il possible qu'il restât un exclusif? Cela ne vous fait-il pas voir, mon cher****,

quelle influence le bill de la réforme aura en définitire 8ur lea mœura ? Ne tous aperceyez-TOUs pas de tout ce qa*il a déjà fait ? M***^ est toujours le miroir de la mode. Comme il a adopté les usages du temps , son cercle Timite en cela , de même ^uUl Fimitait il y a deux ans en autre chose Changé lui-même, il a inoculé une coterie tout entière. C^est ainsi que les lois et les mœurs influent réciproquement les unes sur les autres.

Il est facile de remarquer en effet que la Mode a reçu un échec notable. S^il y a moins de fatuité qu^autrefois parmi les hommes , les belles dames ont aussi moins de pouvoir qu^autrefois. Elles ne remplissent plus les bouches béantes du monde étonné de mille histoires d^nne insolence triomphante et d'une servilité humiliée. La face de la société prend un aspect plus noble ; les grands événements qui ont eu lieu ont trop ébranlé le sentiment aristocratique pour qu^il puisse facilement retrouver son ancien niveau. De bien des années la Mode ne pourra plus redevenir ce qu^elle était. Quand la paix règne dans la politique , les membres de Paristocratîe sont les dictateurs naturels delà société^ et leurs sentiments sont ceux diaprés lesquels on se règle ; or le résumé de leurs sentiments était , ainsi que nous Pavons vu , la Mode. Dans les temps d^agitation , au contraire, le peuple acquiert de Timportance , et ce sont les siens qui dominent ; or comme les sentimens du peuple se réunissent , comme nous Pavons dit, dans POpinion , Paristocratie ne pouvant plus diriger, suit Pimpulsion sans sVn apercevoir, et il devient de mode

détrtpopwdmre. GVst anssi de cette époque, si nous voulons descendre jusqu'à la philosophie des bagatelles , que nous pouvons dater les innovations dans le costume \ et Pesprit de la révolution française, qui respirait en vain dans la lourde éloquence de Fox, réussit à bannir de nos salons la veste de satin broché et les boucles de strass. Lors des discussions sur la réforme , nos commères de bonne compagnie affectèrent le ton des libéraux de Birmingham , et les élégants du Pa rlement défendirent du bout des lèvres les dogmes vigoureux des droits du peuple, G^est ainsi que si les mœurs sociales descendent les hautes classes vers les classes inférieures , les principes politiques, au contraire , remontent de la base de la société josqu^à son sommet. LWistocratie forme les usages de la vie ; le peuple produit les révolutions de la pensée .

Cette réflexion nous conduit à approfondir le sujet. Transportons- nous de la capitale dans une ville manufacturière , et voyons comment il se fait que les habitudes de la vie sociale sont cause qu^une classe est forcée d^adopter les sentiments politiques d'une autre.

Il y a un germe de vérité dans le principe owéniste de la coopération : la coopération est réellement la puissance ; c'est en se combinant que les peuples apprennent à connaître le pouvoir ; la combinaison elle-même n'est que l'efTet de la civilisation. Donc s'il y a deux classes opposées , et que les membres de l'une d'elles se réunissent plus que ceux de l'autre , celte classe deviendra la plus puissante. Il

— ne —

ne faut point perdre de vue cette mérité , nous auront occasion de rappliquer tout à Theure.

Nous voici donc dans une ville manufacturière: observez ces respectables négociants; ce sont les fabricants en chef, c^estFaristocratie du lieu. Pénétrez dans ce salon où tout annonce une opulence décente et honnête ; vous y verrez une coterie rassemblée ; ce monsieur de petite taille, en habit bleu, est un capitaine de vaisseau en retraite ; ce grave personnage avec un si grand nombre de breloques à la chaîne de sa montre, est le maire de la ville; plus loin il y a un petit propriétaire qui a acheté une maison blanche avec quelques arpents de terre , et e^t devenu seigneur de village; ce groupe, engagé dans une conversation sérieuse , se compose des plus riches fabricants du lieu. A Tautre extrémité du salon sont assises les dames , épouses et filles de ces messieurs. Tout à coup entre un étranger, quelque législateur isolé qui est venu voir les manufactures , ou l'aire, comme nous, la connaissance des hommes qui les dirigent: on se rassemble autour de lui ; une conversation s^établit; il demande avec instance des renseignements généraux ; il vante le bon sens et les connaissances pratiques de certain fabricant qu^il est allé voir le matin. . •

« Ah ! c^est en effet un brave homme , je crois , dit le maire , et surtout fort habile aux élections ; mais nous nous rencontrons peu , si ce n^est dans ce» occasions-là... Nos femmes ne se voient pas... »

Le magistrat, en prononçant ces mots, prend un air protecteur qui étonne notre étranger ; il se tourne

▼ers le reste de la société : il remarque que ses éloges tombent précisément sur une personne qu^elle regarde comme de mauvais ton : elle n^est pas de la même coterie. Â mesure que la conversation se prolonge, il s^aperçoit qu^il se trouve dans un cercle d'exclusifs , aussi intolérants que ceux de Saint- James. Le lendemain il dîne avec le fabricant qu^il a vanté ; Pameublement est moins élégant que celui de la maison où il a été reçu la veille, et topt est monté sur un autre ton : au lieu d^un laquais, il n^ a qu^un petit domestique. Il fait tomber la conversation sur la société dans laquelle il a passé la soirée précédente.

< Ce n^est pas un méchant homme, dit son bote ; mais il est pétri de. préjugés et lier de son argent. »

— « Oui , ajoute la maîtresse de la maison ; et pourtant je me rappelle que le père de sa femme n^était qu^un étalagiste. Elle se donne maintenant de plus grands airs que la femme de notre député , qui est la fille d^un comte. »

L^étranger parle ensuite d^un fabricant moins riche et moins influent encore que son amphytrion.

u Oh ! dit celui-ci , c^est un adroit coquin ; mais ses manières sont grossières et ses opinions sont si violentes... Il a très-mal agi envers M*^**^ aux dernières élections. »

— <( £t sa femme , ajoute la dame , est furieuse contre nous ; elle voulait aller avec nous au bal de la ville... et vous sentez, monsieur, quMl faut que nous fassions quelque distinction. »

La conversation , dans ces deux maisons , roule

peu sur la politique ; on dit son mol sur les ministres j on fait peut-être Thistoire des dernières élec« tioDs; les dames s^occupent d'un peu d^innocente médisance , comme si elles étaient à Almacks. Notre étranger se retire après avoir reconnu, dans ces maisons, les deux grandes divisions d^une même classe : car remarquez que c^est toujours celle des fabricants, aux intérêts de laquelle la classe ouvrière croit en avoir d*opposés.

Notre voyageur se décide alors à faire aussi la connaissance de celle-ci ; il apprend que les ouvriers vont avoir une grande réunion à la taverne du Sanglier Bleu. Là, il trouve une longue salle remplie au point d*y suffoquer. On boit à sa santé ; il prononce un discours vaguement libéral , qui est accueilli avec de grands applaudissements. Un des ouvriers prend la parole à son tour; il commence par s^excuser longuement sur son incapacité ; peu à peu il prend de Passurance ; il se concilie la faveur de ses auditeurs , en observant que, s^il n^est point éloquent , il exprime du moins des sentiments qui sont aussi les leurs; quMl est encouragé par leur unanimité, u Nous, ouvriers , dit-il, et toute la salle éclate en applaudissements, nous sommes accablés par des impôts et par des lois injustes ; mais pourvu que nous nous soutenions avec fermeté, nous finirons par obtenir justice. Puisque le Gouvernement ne veut pas songer à nous , il faut que le peuple songe à lui- même. L^union doit être notre mot de ralliement. »

C'est par de tels arguments que Porateur agit sur Pesprit de ses auditeurs , et à mesure qu^il avance, il

abandonne les points spéciaux pour se livrer aux théories politiques les plus étranges. Il s^occupe peu (les affaires du jour et beaucoup des principes abstraits; de la nécessité des connaissances et des effets de réducation. Quelle conclusion Pétranger doit-il nécessairement tirer de ce qu'il entend ? Celle que tandis qu'une classe livrée à de petites jalousies se subdivise en cent coteries différentes , l'autre classe se consolide en une union puissante; que si la première songe peu aux théories politiques , la seconde s'en occupe presque exclusivement; elles sont le principal sujet de ses discours d'apparat, le motif et le but de ses associations. Fixant, d'après cela , notre attention sur des objets cachés sous la surface , nous apercevons la raison pour laquelle l'opinion démocratique doit devenir de plus en pins générale. Ceux qui Vont embrassée sont unis! A chaque nouvelle élection, ils forment un corps compacte dont il est impossible de détacher les divers membres par des manœuvres isolées. On ne peut les gagner qu'en •'adressant à tous à la fois. En conséquence , si les fabricants veulent nommer un député , il faut qu'ils choisissent un candidat dont les sentiments soient agréables à ce corps puissant , c'est-à-dire à la classe au-dessous d'eux. C'est ainsi que, sans le vouloir, ils adoptent les principes de leurs inférieurs qu'ils craignent, et en élisant un homme qu'ils appellent leur député, ils envoient réellement au Parlement un défenseur des doctrines des ouvriers (1).

(1) Il n'y a rien de plus absurde que de sMmaginer,

Deux causes cependant combattent ia compacte solidité de ce corps démocratique , et Tune de ces causes est la corruption. Mais quand même on n'obtiendrait point le vote au scrutin ^ ce qui pourtant aura probablement lieu tôt ou tard, cette cause perdra de sa force à chaque nouvelle élection, à mesure que celle de la vérité agira davantage sur la masse ^ et lui fera comprendre que chaque individu gagnera plus à une réduction permanente des impôts qu^au profit passager de la corruption. On peut prouver ^ par des calculs incontestables, que chaque ouvrier est aujourd'hui imposé au tiers de ce qu'il gagne j donc, si son travail lui rapporte douze schellîngs par semaine, il en paye quatre en impositions. A respiration des six années, durée présumée d'un parlement, il aura contribué pour la somme presque incroyable de 62 1. st. 8 sch. aux dépenses de l'État.

comme le font la plupart des personnes , qu^eo ne faisant entrer au Parlement que des hommes comme il faut et des f&ls de pairs , on aura une assemblée moins démocratique que 8*il s'*Y mêle des plébéiens. Ce sont les lois qu^on rend, et non pas les hommes par qui elles sont rendues , qui font faire des progrès au mouvement démocratique. Si le fils d*un comte accepte le mandat qui Toblige à certaine mesure contraire à Paristocratie, un ouvrier pourrait-il faire pis ? QuMmporte que pour abattre un mur vous preniez une hache grossière ou un instrument dont le manche soit orné d'armoiries sculptées en relief ! Quand les Romains eurent obtenu le droit d'élire des plébéiens, ils continuèrent à nommer des patriciens ; mais les patriciens qu'ils nommèrent détruisirent Taristocratie.

Que pourrait-on lui offrir pour influencer son vote, qui pût balancer Teapoir d^all^ger considérablement cette dépense si lourde et si constante ? Vous direz peut-être que celte espérance est vaine; cela se peut , mais il ne Pabandonnera pas pour cela , et ne cessera pas dVn poursuivre la réalisation.

Credula vîtam

Spes fovet, et fore cras semper ait meliui.

G^est ainsi que la détresse des classes inférieures , qui , jusqu'à présent , a été une des causes de la corruption , en pourra devenir le correctif.

Une seconde cause de division, parmi les ouvriers, est précisément ce que des politiques superficiels ont regardé comme le plus dangereux soutien de leur pouvoir , je veux dire rétablissement des Unions Politiques. £n examinant la plupart des villes (1), nous reconnaîtrons que , même dans le parti ultralibéral, ce n'est qu'une petite minorité qui s'est enrôlée dans ces associations. A dire vrai , les Unions ne sont pas vues avec plaisir; les hodames qui se placent à leur tête , naturellement les plus bardis et les plus officieux de leur classe , sont souvent considérés par leurs égaux comme d'arrogants dictateurs , aux prétentions desquels la vanité de la masse ne lui

(1) Il est éTîdent que je ne parle pas de rUnion de Birmingham et de celles de deux ou trois autres villes qui sont réellement très-nombreuses ; mais je pense qu^elles succom^ beront sous des divisions intestines.

permet pas de céder ; de sorte qu'au lieu de réuuir le» intérêts , ils tendent plutôt à les diviser. Ces associations ont en outre Teffet, parle petit nombre de leurs membres , de diminuer Tinfluence des ouvriers en offrant une apparence de faiblesse et la preuve d^un schisme évident. Pour être fort , un parti devrait tou]o\xx9 paraître fort; un grand déploiement de forces saffît pour gagner une bataille. Pour réprimer une insurrection , les sultans de POrient se sont souvent contentés de lever une armée. Je pense, d'après cela, que si ces associations peuvent être utiles dans un moment de grande agitation , dans un temps ordinaire elles sont au contraire aussi nuisibles au véritable pouvoir et à la solidité du parti populaire , qu'à la marche réglée du gouvernement qu'elles entravent (1).

(1) Indépendamment de ces conséquences , elles auraient encore pour effet d*établir une oligarchie dans chaque ville. Deux ou trois hommes , non des plus sages , mais des plus actifs et des« plus éloquents (cette dernière qualité est toujours plus dangereuse que salutaire dans les assemblées populaires, le Parlement lui-même en a ofiFert la preuve), se rendraient maitres des assemblées, et par ce moyen elles deviendraient des machines dont Teffet serait d^enlever le pouvoir à la masse pour le transférer à un petit nombre d^ambitieux. Le grand danger , dans un pays ari8«tocratique , est de voir toujours une aristocratie remplacer Fautre. Mes principes sont si généralement connus pour être en faveur du peuple, que ce que je viens de dire aura peut-être plus de poids dans ma bouche que si j*étais un personnage plus important, mais d'un parti différent.

Il n*y a qu^une seule Union Politique qui soit juste , naturelle et efficace, c^est TÉtat... surtout quand il gouTerne et satisfait à la fois le peuple ; ne cé^ dant jamais à sa volonté y parce quMl pourvoit toujours à ses besoins >

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