‹ L'Angleterre et les AnglaisChapitre 38 sur 70 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La Réformation dans le Code de ropinion sérail le meilleur moyen de réformerfes grayes erreurs qui ont été commises dans la Législation.

Il paraît donc ^ à tout prendre, que la seule résistance sûre et exécutable que tous puissiez offrir à des influences si pernicieuses, serait d^abord de bien comprendre la natu«e et retendue de ces influences, puis de s^atta cher avec un soin constarit à prévenir leur augmentation ; puis enfin de prendre des mesures prudentes , mais graduées , pour parvenir à leur diminution. Vous avez observé que, la pire de ces influences est une influence morale. Vous pouvez combattre cellelà en créant une nouvelle base morale à Topinion , en vous accoutumant à dire avec le poète écossais : « Le rang n^est que Tempreinte dont la monnaie est frappée ; c^est Phomme qui est le métal précieux. » Gesses de n^accorder votre respect qu^aux arpents et aux revenus; devenez indifférents à la mode et aux beaux habits ; ne vous occupez pas de ce que font les lords et les ladies ; sachez apprécier à leur juste valeur l'intégrité , rinlelligence ; réservez votre admiration pour les hommes qui vous élèvent, vous instruisent, vous font du bien, au lieu de la prodiguer à des prio-

ces étrangers et au cortège du lord-maire ; et alors vous verrez une nouvelle influence fleurir et sortir brillante du sein de la corruption de Tancienne. Ne cessez jamais de vous répéter que, pour détruire une mauvaise influence morale, il faut en créer une bonne. La > réformation de Topiniou doit précéder la réformation de la législation. C^est maintenant le moment où les écrivains et les conseillers pourront vous être utiles; ce sont eux qui préparent les voies aux vrais législateurs ; ce sont les pionniers du bien ; il n^y a de réforme définitive que celle de Pesprit. CVst pour cela que j^ai écrit ce livre , plutôt que dVmployer, comme notre petit philosophe M. Snap, le temps que j^y ai consacré à compiler quelques douzaines de discours. D^autres hommes , d^un génie plus élevé que le mien , suivront la route que j^ai tracée et seront plus utiles qiie moi. « Je serai la mouche du coche , qui se passera de mon bourdoonement. 11 va , mes chers amis... et ne cesse d^aller. Si sa marche nous parait leAte , c^est que nous vivons un instant. Mais que de chemin il a fait depuis cinq ou six siècles ! A cette heure , en plaine roulant, rien ne le peut plus arrêter. • ( Pamphlet des Pamphlets, )

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