‹ L'Angleterre et ses Colonies AutonomesChapitre 20 sur 27 · PRE · texte numérisé non relu

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faire face avec ses seules ressources aux nécessités nouvelles résultant de la situation internationale. C’est alors que la Ligue se tournait vers les colonies pour déclarer qu'elles pouvaient et devaient venir en aide à la métropole. Elle faisait valoir l'importance croissante des coloaies autonomes au point de vue polilique et économique, et le sentiment de loyalisme resté vivace chez elles. Un obstacle au rapprochement entre elles et la métropole était en train de disparaître par suile du discrédit où tombaient les théories de Manchester sur la politique coloniale. Enfin l'unité morale de l’Empire était servie par la facilité de plus en plus grande des communications.

Le moment était venu de constituer un Empire britannique homogène eu face de puissances continentales dont l'unification élait le fait saillant du xix° siècle. Le grand mouvement qui donnait naissance au pangermanisme et au panslavisme devait amener aussi une union brilannique (1).

Quelles étaient donc les propositions précises formulées par la Ligue ? Il fallait, d’après elle, attribuer aux gouvernements coloniaux une part d'autorité sur la politique générale de l'Empire, mais leur demander en revanche une participation plus étendue aux charges impériales. L'Anglelerre se sentait fière du développement pris par les nations sœurs aux Colonies, mais elle voyait en même temps s’aggraver ses responsabilités internationales par le fait des colonies.

La défense se plaçait au premier rang des nécessités qui

(1) Pour les raisons en faveur d'une fédération impériale, v. Egerton. British Colonial policy, p 456 et suiv.

s'imposaient à l’Empire dans son ensemble. De bonne heure, Sir Ch. Dilke insista sur ce point dans son ouvrage : Problems of Greater Britain. Pour assurer une défense efficace il fallait un organisme commun qui réunît toutes les forces fournies par les diverses parties de l’Empire.

La Ligue mettait ensuite en avant l'idée de la Fédération Impériale qui fut l’objet de nombreuses discussions. Pour la réaliser divers projets furent proposés.

L'idéal eût été d'établir un Parlement Impérial distinct des parlements coloniaux, et du Parlement britannique. Mais on compril vite que ce projet entraînerait de trop grands changements dans le jeu des gouvernements déjà existants et l’on s’en tint à des plans de réformes plus modestes.

On parla de réunir des conférences périodiques où les colonies enverraient des délégués discuter avec ceux de la métropole les questions intéressant l'Empire tout entier. Cette proposition ne tarda pas à recevoir une application dès 1887.

En plus de ces conférences périodiques, il a été question de constituer un Conseil permanent étlendant sa compétence à tout l’Empire. La composition de ce Conseil a fait l’objet de plusieurs projets; mais tous se ramènent à étendre les attributions du Conseil privé. Sir Fred. Pollock, en 1891, a proposé de créer un comité colonial ou impérial dans le sein du Conseil privé et d'y faire entrer les agents généraux des colonies.

Sir Ch. Tupper (1) voudrait que chacun des trois groupes

(1) Nineteenth Century, oct. 1895.

de colonies envoyät à Londres un membre de son gouvernement qui ferait partie du Conseil privé et serait consulté sur les questions d'intérêt général.

Lord Thring a proposé d'élever des agents généraux à la position de représentants d’États étrangers. Comme membres du Conseil privé, ils feraient partie du Gouver-

nement Impérial.

Divers indices montrèrent que l'idée d'un rapprochement entre la Grande-Bretagne et ses colonies autonomes faisait son chemin. En 1886, la Ligue mettait au concours un plan de Fédération Impériale et 106 essais furent présentés.

En 1885, des contingents canadiens et australiens combattaient au Soudan à côté des troupes anglaises. £nfin la déroute du parti libéral sur la question irlandaise ameua en 1886 un ministère unioniste Salisbury qui se montra prêt à discuter la question de la Fédération Impériale. Son influence se fit sentir aussitôt sur le discours de la reine qui parla des intérêts croissants de l’Angleterre dans les colonies, et conseilla un échange de vues entre le gouvernement britannique et les gouvernements coloniaux.

La même année, le ministre des colonies M. Edward Stanhope convoquait la première conférence coloniale. Le programme qu'il proposait touchait en premier lieu à la défense de l’Empire et du commerce maritime en cas de guerre ; en second lieu au développement des relations commerciales et maritimes entre la métropole et les colonies. Mais toutes discussions sur la Fédération politique étaient exclues. Sir Ch. Dilke a rendu hommage au

tact et à la discrétion de M. Stauhope et à sa clairvoyance

pour avoir reconnu ce qui étail ou non réalisable (L).

La conférence de 1887. — La proposition de M. Stanhope (2) fut bieu accueillie et les colonies autonomes ainsi que les Crown colonies envoyèrent des délégués à Londres. La conférence se réunit à l’occasion du cinquantenaire de la reine Victoria et dura du 4 avril 1887 jusqu’au 8 mai. Les délibérations devaient avoir une valeur simplement consultative.

La discussion sur la Défense amena une enquête sur la contribution des colonies qui fut reconnue peu en rapport avec leur importance réelle. Aussi les délégués des colonies d'Australie promirent-ils d'augmenter les forces navales anglaises dans les eaux australiennes aux frais de ces colonies. Après la Conférence, ce projet fut mis à exécution.

On discuta aussi le développement des communications postales et télégraphiques et la navigation entre les diverses parties de l’Empire ; et sur l'intérêt qu'il y avait à uniformiser certains points de Législation relatifs à la procédure, aux primes des sucres.

Conformément au programme, la question de la Fédération Împériale fut tenue soigneusement à l'écart des débats. Mais on ne put l'empêcher d'être soulevée sous une forme que n'avait peut-être pas prévue le gouvernement britannique, mais qui était la seule à présenter un

intérêt pratique pour les colonies. Les desiderala de

(1) Egerton, British Colonial policy, p. 451. (2) V. Livre Bleu, 1887, C. 5091. Todd, op. cit., p. 402,

celles-ci au sujet de leurs relations commerciales avec la métropole et entre elles se firent jour. Les délégués du Cap mirent résolument en avant la question de l’Union commerciale de l'Empire.

Déjà des critiques avaient été émises par Sir Samuel Griffith premier de Queensland contre le système libreéchangiste de l'Angleterre, et les préjudices qu'il causait aux colonies.

M. Hofmeyr délégué du Cap'vint exposer un plan très complet de Fédération commerciale, Ce plan répondait à deux besoins différents: favoriser le commerce à l’intérieur de l'Empire et créer des ressources nouvelles pour la défense commune.

M. Hofmevr insistait sur les pertes causées au commerce des colonies par le régime économique de l'Angleterre. D'autre part, les ressources de celle-ci étant insuffisantes pour assumer toutes les charges de la défense, elle devrait demander des subsides aux colonies et leur accorder en retour une autorité sur la politique générale.

Or le plan permettait de résoudre ces deux difficultés et assurait une union plus intime entre les parties de l'Empire. fl s'agissait de produire des revenus impériaux tout en laissant intacts les différents tarifs. Pour cela, on lèverait un droit général de 2 0/0 sur les marchandises étrangères, superposé aux autres droits existants.

Ce plan, très simple, laissait donc de côté la question de la Fédération politique, et montrait que les colonies se souciaient surtout de leurs relations commerciales. Les propositions de M. Hofmeyr rencontrèrent un accueil

sympathique, en particulier dans les colonies qui se plai-

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gnaient toutes du régime économique de la métropole. Mais l'Angleterre ne pouvait accepter une réforme qui bouleversait entièrement sa politique douanière. De plus, les partisans du plan Hofmeyr trouvèrent de leur côté que le droit de 2 0/0 serait trop faible pour remplir le but qu'il se proposait.

Une proposition de l'agent général de la Nouvelle- Zélande, Sir Francis Dillon Bell demandant pour Îles colonies d'Australasie le pouvoir de négocier des traités de commerce, rencontra une opposition très vive de la part des délégués anglais qui craignaient de voir les colonies accorder aux marchandises étrangères un traitement plus favorable qu'aux marchandises anglaises.

Les résultats positifs de la Conférence de 1887 furent donc insignifiants. Son intérêt réside dans ce qu'elle révéla de bonne heure les points de vue différents de l'Angleterre et des colonies. La première concevait une Fédération politique destinée surtout à assurer la défense sans toucher aux tarifs existants ; les secondes, au contraire, faisaient d'une union commerciale qui favorisâl leurs produits ‘la condition essentielle d’une entente. Ainsi, dès les premiers échanges de vues, se trouvait déterminée la position respective des deux parties, position qui n’a guère été modifiée depuis lors.

L'initiative de M. Hofmeyr eut donc pour effet de poser nettement la question de l’Union Commerciale. Or, si cétait là un objet de préoccupation pour les colonies, il n’en était pas encore de même en Angleterre: Celle-ci, pour réaliser l'Union Commerciale, devait modilier son régime douanier, auquel elle était très attachée,

Toutefois, il est bon de remarquer que certains chargements dans la situation économique faisaient déjà mettre en doute le caractère providentiel du régime libre-échangiste. Ce mouvement, encore peu prononcé, était destiné, en s'étendant, à créer en Angleterre un parti favorable en principe aux revendications des colonies, basées sur un retour à la préférence.

Le Faiw-Trade. — La prospérité et l'essor industriel qui résultaient du freed-trade subissaient à cette époque un certain ralentissement. En 1875, commençait à se faire sentir la crise agricole. Par suite de la concurrence des pays neufs comme l'Ouest Américain, le prix du blé subit une baisse considérable qui fit abandonner de plus en plus sa cullure pour les prairies. Mais le bétail étranger vint à son tour porter préjudice à l’élevage anglais. De là, le dépeuplement des campagnes amené aussi bien parla crise agricole que par la demande croissante de main-d'œuvre dans l’industrie.

En 1879, une première enquête sur l’agriculture constatait le mal et proposait comme remède le retour au bimétallisme. Une deuxième enquête en 1893 alla plus loin en demandant des mesures de protection. Les agriculteurs n'espéraient pas d’ailleurs que ce retour se produirait, étant donnée l'influence prédominante des intérêts industriels. Quelques mesures furent cependant prises en faveur de l'agriculture. En 1876-1894, des lois sur la police sanitaire vinrent en aide à l'élevage national en donnant au gouver-

nement le droit d'arrêter les viandes étrangères par mesure

sanitaire.

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Une crise agricole ne pouvait suffire à justifier le retour à une politique de protection. La force de l'Angleterre réside dans les industries de transformation eu faveur desquelles a été établi le libre-échange. Abandonner celuici, ce serait compromettre la base de la prospérité générale.

Or, il est arrivé que l'essor industriel lui-même s’est trouvé ralenti vers 1885 ; on constate un malaise dans l'industrie et on l’attribue au développement des industries concurrentes à l'étranger et aux colonies. On reconnaît là un effet des tarifs protecteurs en vigueur dans la plupart des pays.

Alors, on commence à discuter le bien fondé de la politique du libre-échange. Peut-être cette politique qui a fait la richesse de l'Angleterre ne répond plus aux nécessités de l'heure actuelle? L’attente des libéraux qui ont réalisé la réforme du tarif a été trompée : ils comptaient que tous les pays adopteraient bientôt le libre-échange ; or le contraire s’est produit, la protection est générale. Du moment que l’industrie anglaise se trouve atteinte, il est temps de la mettre à même de lutter contre Ja concurrence. C'est ce que l’on appelle la politique du fair-trade opposée au freetrade qui n’est qu'une illusion, ear il se ramène à Ja liberté des importations ou free-imports.

En 1881, se fonde la National Fair-Trade League destinée à faire de la propagande en faveur de cette nouvelle politique commerciale. Mais aux élections de 1885, les Fairtraders subirent un échec complet. L'opinion restait très altachée au régime existant. I faut dire aussi que la con-

currence étrangère n'élail pas encore très menaçante.

L'année suivante se produisait une manifestation significative des Fair-traders. Une commission avail été nommée pour enquêter sur la dépression du commerce el de l'industrie. La minorité de la commission demanda dans son rapport que la Grande-Bretagne levât un droit de 10 0/0 sur les produits étrangers qui concurrenceraient les produits coloniaux, et que les colonies réduisissent leurs droits sur les produits britanniques.

La propagande du Fair-Trade se heurtait à la résistance des organisations libre-échangistes et en particulier du Cobden Club. De son côté, l'Impérial Federation League se montra d'abord opposée à tout ce qui n'était pas en rapport direct avec ses projels de Fédération politique.

Le plan Hofmeyr vint cependant démontrer que ce rapport existait entre la Fédération politique et une union commerciale comportant une réforme du tarif anglais (1). Aussi la Ligue finit par se rallier à l'Union Commerciale et à mesure qu’elle se rendit compte des vérilables désirs de ses colonies.

Eu 1889, elle ne repoussait plus la discussion par une Conférence Coloniale de la Fédération.

L'opinion au Canada se prononçait nettement en faveur du plan Hofmeyr. A la demande de la section canadienne de la Ligue, le Comité Exécutif émet en 1890 le vœu formulé par Sir Homard Viucent que lors du renouvellement des traités de commerce on abolisse cette forme de la clause de la nation la plus favorisée qui interdit les

droits de préférence entre les diverses parties @e l'Empire

(1) Sur la conception d’un Zollverein Impérial, v. Egerton, British Colonial

policy, p. 462.

brilannique. Cela visait les traités de 1862 avec la Belgique et de 1865 avec le Zollverein allemand.

Le 14 janvier 1891, à une séance de la Ligue (Section de la Cité), un ancien ministre du Cap, Sir Gordon Sprigg, se livra à de vives critiques contre le Free-trade qui firent une grande sensation en Angleterre où déjà de pareilles opinions étaient assez répandues.

La proposition de Sir Homard Vincent fut même portée au Parlement, où elle rencontra l'opposition du gouvernement et échoua.

Alors quelques membres de la Federation League dont M. H. Vincent fondèrent l'United Empire Trade League. On s'élait aperçu que, pour le moment, le premier pas vers la Fédération qu'il fût possible de franchir était une entente pour la défense Impériale. Ce devait être le but spécial de la Federation League. Quant au programme de la nouvelle Ligue, d'une réalisation plus éloignée, il comportait le Fair-Trade sous la forme de la préférence.

Conférence d'Ottawa, 1894. — 1] devenait de plus en plus évident que les colonies s'intéressaient avant tout à la question commerciale. Elles eurent bientôt une occasion de préciser leur attitude; le Gouvernement canadien prit, en effet, l'initiative de convoquer une réunion des délégués des colonies autonomes. Cette conférence se tint en 1894 à Ottawa en présence d’un délégué du gouvernement métropolitain. Seuls les intérêts économiques de l’Empire y furent envisagés. Trois ordres principaux de sujets y furent discutés (1) :

(1) V. Egerton. British Colonial policy, p. 452,

1) Les câbles sous-marins entre Vancouver et l’Australie ; 2) Un service de poste rapide entre l'Australie et la Grande-Bretagne, via Canada ; 3) Relations commerciales entre la Grande-Bretagne et ses colonies et entre celles-ci.

Sur ce dernier point, la conférence s’accorda à demander le retour au système préférentiel. Une résolution fut prise, préconisant une convention douanière entre la Grande-Bretagne et ses colonies, par laquelle le commerce à l'intérieur de l'Empire püt être placé sur un pied plus favorable que le commerce entretenu avec les pays étrangers.

Résolument, le Canada se mit à appliquer pour son compte la politique de préférence. Son tarif de 1897 fnt à Ja fois l'instrument des représailles contre le tarif Dingley des États-Unis (1897) et du rapprochement commercial avec la métropole. Le taux de la préférence en faveur des importations d'Angleterre fut fixé à 18 1/2 0/0, sans charge de réciprocité (1).

Cette concession était d'autant plus importante que déjà, en 1892, une résolution avait été adoptée par le Parlement du Canada et les législateurs de New-Brunswich et d'Ontario en faveur de la préférence dans les relations avec la métropole. Mais alors, on demandait que celle-ci commencât à accorder la préférence aux produits

canadiens.

(4) V. documents parlementaires. Préferential trade 1904. CA. 2326.

Conférence Coloniale de 1897. — Sur ces entrefaites, se réunit la deuxième conférence coloniale à Londres, à l'occasion du deuxième jubilé de la reine. Les colonies y envoyèrent leurs premiers ministres.

Cette fois, le Canada occupait une position très forte grâce aux avantages qu'il venait d'accorder à la Grande- Bretagne, montrant ainsi la voie à suivre. Il pouvait envisager l'adoption de cette ligne de conduite par les autres colonies, puis par l'Angleterre. Le ministre des colonies, M. Chamberlain, qui se faisait déjà remarquer par ses tendances Impérialistes, ne manqua pas d’accueillir avec faveur la nouvelle politique du Canada. Mais pour le moment celle-ci ne pouvait être pleinement efficace à cause des traités de 1862 avec la Belgique et de 1865 avec le Zollverein allemand qui assuraient à ceux-c1 le traitement de la nation la plus favorisée dans les colonies anglaises. Aussi le Canada demanda-t-il leur dénonciation que M. Chamberlain promit d'effectuer. En attendant, les premiers des autres colonies s'engagèrent à rechercher si l’on ne pourrait étendre la politique de préférence inaugurée par le Canada.

Les débats de la Conférence étant restés secrets, on ne sait pas comment fut traitée la question de la Fédération Impériale. [Il en résulta seulement des résolutions anodines. La discussion sur la défense eut pour effet d'amener la colonie du Cap à contribuer à l'entretien de la marine Impériale pour le coût d’un cuirassé.

Au lendemain dela Conférence, M. Chamberlain, qui se rendait cependant compte de la gravité des risques

courus, Ssappliqua à donner satisfaction aux demandes

du Canada et les traités de 1862 et 1865 furent dénoncés. Désormais, le Canada, maître de l'effet de ses tarifs pouvait développer sa politique douanière. Le taux de la préférence fut porté à 25 0/0 en 1898 et à 33 0/0 en 1900, en même temps qu'il était appliqué aux produits des autres colonies, à charge de réciprocité (1).

Au moment de la guerre ‘du Transvaal, les colonies d'Australie et le Canada donnèrent une preuve éclatante de leur loyalisme en envoyant en Afrique du Sud des contingents de troupes dont les services furent très appréciés (2).

Ainsi, malgré l'absence des avantages commerciaux qu'elles réclamaient de l'Angleterre, les colonies tenaient à montrer que leur patriotisme impérial était au-dessus des questions d'intérêt.

(1) V. Cd. 2326.

(2) A la fin de la campagne, l'effectif des troupes coloniales atteignait 28 000 hommes.

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