‹ L'Angleterre justifiéeChapitre 2 sur 15 · AVERTISSEMENT III · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT III

anglaise pendant cette période et à l'attitude du gouvernement britannique en juillet et \août 1914. Lord Haldane a rendu les plus grands services à son pays (et aux Alliés), et il a été traîné dans la houe comme jamais peut-être homme d'Etat avant lui. On ne le sait pas assez sur le continent : cest pourtant une belle occasion de se familiariser avec la presse et Vopinion publique d'outre- M anche.

Uauteur de The Vindication of Great Britain prend la défense de Lord Haldane. C'est ce qui donne à son livre le ton de la polémique. Mais l'argumentation très serrée se fonde sur les faits et sur les textes. En outre, il est impossible de s'y tromper, ce nest pas un homme qui est en cause, cest la Grande-Bretagne et c'est l'avenir de l'humanité.

Le roi Edouard VII, dit M. Begbie, a été un roi strictement constitutionnel qui na jamais pris aucune initiative, particulièrement en ce qui concerne V Entente cordiale, sans consulter ses ministres. C'est un point de vue. Ce rC est pas celui de tous les historiens. On ignore encore beaucoup de choses sur les origines de l'Entente cordiale et Edouard VII restera une énigme tant que certains documents n'auront pas été publiés.

M. Begbie soutient qu'aucun pays n était mieux préparé que V Angleterre à entrer en guerre et que toute la diplomatie anglaise se résume dans ces deux mots : pacifique et martiale. Il y a là de quoi surprendre bien des lecteurs. Pourtant à aucun moment

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