FAC - SIMILE
pajç. 98.
d'une enveloppe de dépêche adressée par Sw, vice -roi de Canton,
et Commissaire impérial pour traiter avec les agents diplomatiques
étrangers, à Don Sinibaldo de Mas, envoyé extraordinaire et Ministre
plénipotentiaire de la reine d'Espagne en Chine.
Ce Fac-Simile est réduit au 25* de l'original.
Les lignes en petits points, V a a V^ indiquent les ouvertures de l'enveloppe. Les deux lignes peuralleles, a a? sont des bandes de papier pelure, collées sur les endroits où il y a des fermetures. On ne peut ouvrir l'enveloppe sans déchirer quelqu'une de ces bandes.
Les carrés longs rouges, 0, sont des empreintes du sceau du plénipotentiaire chinois, apposées sur les fermetures.
T^l'or.KAHHiK KKKKST ME^K.K, A HAKi!>.
voya» mais Ton ne put obtenir qu*îls ajoutassent rien aux stipulations contenues dans les traités antérieurs; car, disaient-iis, tout ce que Ton nous concéderait à nous autres viendrait par le fait à être concédé aux Anglais.
A la fin je me résignai à ce que nous fissions un traité copié à la lettre sur le traité français, avec cette seule différence qu'au lieu de mettre : te rai de France, on mettrait : ia reine d'Espagne, etc. ; mais il s'y refusa aussi. »
Je fis encore plus : voyant que Siu tenait à se rencontrer avec moi, comme il disait , dans une maison particulière (certainement en vue d'éta* blir un précédent dans la manière de traiter avec les plénipotentiaires étrangers), je lui offris d'aller dans l'endroit qu*il m'indiquerait, si cette démarche avait positivement pour objet de signer le traité de la manière qu'il aurait été dit en dernier lieu ; mais il s'y refusa également.
La raison qu'il donnait était que « les règljs suivant lesquelles doit se » faire le commerce étranger en Chine sont déjà fixées dans les traités «signés avec les trois grandes puissances, et que l'empereur ne peut » faire un nouveau traité particulier avec chacune des petites nations étran- » gères. »
C'était dire que TSspagne était une petite nation , et qu'elle ne pouvait être considérée et traitée de la même manière que l'Angleterre, la France et les États-Unis.
Un jour je reçus une communication du gouverneur de Casaélanea^ vSle chinoise voisine de Macao. Par ordre du vice-^roi, commissaire impérial, il m'envoyait enchaînés deux naturels de Manille qui avaient tué un Chinois. L^a communication renfermait quelques dépositions des témoins qui avaient été présents lors de l'événement. L'adresse de la dé|)éche était formulée de telle sorte que je devais refuser de l'ouvrjr; car on m'y nommait taîpan, c'est-à-dire consul ou subrécarguc, et l'on ne m'y donnait point les titres qui m'étaient dus.
L'affaire était cependant sérieuse, les Chinois ne m'envoyaient si spontanément les coupables qu'afin de ne pas laisser comprendre que, quand ils procèdent de la même Aianière avec les Anglais, ils ne le font que par force; mais si je me refusais à recevoir le pli, et par conséquent les prisonniers, on pouvait se faire un prétexte de mon refus pour leur couper la tête.
Je me décidai donc à ouvrir la dépêche, et j'adressai aussitôt à celui qui m'écrivait, une des enveloppes qui avaient contenu les communications du vice-roi, afin qu'il vit comment celui-ci me traitait et qu'il employât des termes conformes; en effet j'obtins qu'il m'envoyât une autre subscription. Ep résumé, cet incident ne laissa pas que d'être une preuve frappante des progrès accomplis. Quand on se rappelle la rigueur avec laquelle
\^ {:gjCDp^eo$; quWl m cpx^dire q^*ea 1834 U 8*indigiviU de ce qiiiç le cepr^seuUilt 4e l'Angletefr^, iKH'd Napier » ai;aU eu, U pr^teut^ni^evlMÎ. ^ei^ei; uQie: conwiunicaUQO. et tvi ordoiuMit de \m hke Mïk^pé;^Ui4)n, q^ ne. i^uiçaili s'empêcher de $.*éovieir : Quqntum mut^^w a6\ iH(rIn**.
Qi^at ^ 1^ #gacii9tm coxwer^iim. le tcaité, le» cpneessioo^ aimcyielte^ je me prêtai ne servirent de rien, copme je i'a?ais trop bien prévu; jp n'avais ^ di; re^l^, pSert d^ le3 lairei qj9i {MM9r sortir 4e U ^u^ipft désagi;éa)al.e où ie iwe troftiuiis.
^^ %Q»yi^m'^m»nU iio{»atient.d« me. voir obn^oir* un ^v^xaffisom ^fim^tageuj^, neces^ de me harcekr,» ei, allais juaqt^'^ me di^ que je peirëais^ ipon temps;, mais, il «xigeaît q/^ l'on j^océdM psK* ^e de coa$iliatioa et de bons procédé^,, v^oulam ab^gment me perswiaider que lergouvenneiniaAt: djs \^ (ùbine 4, fo»k qelui d*iispagn« une grande çonûdératioa,, quoiq^n'il i^*eA ajt pas dpnné ju^i^-ll prient d? grades pneuvesk
Quant à; moi, }e me désespérajs,eot voy^ain que j[eu<e pouxai^ pa« &ire ç(Hp{Weodc€| au oMajâtret des. a|f<iires ^raogères» ce q^^ Q!é;ait (|U6 le, paya où j*avais à négocier, et dans quelles circonstances difiSciles je me U^ou-*. \^, J*exfps4^ <y)e, Jes Cbiooift étaient ^ uae 4poqur ôa FéaQtio9«, qu'ils av^ii^pt) ^ encore pjusi io^uveuaul^ êavers» les ÂogMi<s qu'eniiess, npu^-^. mêmes , malgré les forces de terre et de mer que la Grande^^BretagQ^ maimr te^s^i^t; 4«MI^ ^esipara8c^9<j. q/m^ nqm fomiîm* aMe^drieid^ iefnps-:meil|^iirs QQmm^iai^s^ie^ l^s J^g^u qt^coaayMe ijsiavai^l fait siiMrtou^ lar^quqVaffirbai^sadeifc», Ipcd; A»m^rsth., avait ét4 maiti^aiti ^1^ qu'ov; «vait refqsé.de i«> ^ recevvoir k ?ékin ; q^'u«^ li^vQlAe trè»rgvavie avaiti M^<^n{^e k gounei* uemeat tajrtiire.et poqviiiia/^nener ch) boii^everKemenKomFiet; qu'u^nour vqUe gueçrq 9y^ les >i)gWs« s*aUumie^ai^ infailliblem^m avaqt pisut,, et> m ma^quer^t pas de i^dre ]fi^ ma^da^ins, plus iri^itâ^bies. Eofii). y^eHjvi»! plus d*one fois que, si le gouvernement n^ voulait, ai 2^ttendre-9i metMfe ^1 ma.d^sitjc^ d^uvou Uoip^itaèseaux, aûn d'i^^pifiev q^ue^ue r««pecl à qes.goasnl^, il i^'a^t qm*à envoyer eu GbJqe m^ autre mioiatre pow? voifr 8:il« serait plpsibabi^ ou pbis h^ur^n^ que m^i^ii OA 1^9. qi^*^ i^jv^to la légi^tigqv - •
j,*aJAMai9i qi^t, dani^'Ce. dsmi^r ^aa »; m d9vj:a9^ lais^er.eoi C\^e c^. nm^' fier aux soins de notre vice-cpnsol , dans le port portugais de Macao,, dmii. ^xe^ qBÛ é^i«aA atta£b^> la légaiioi^ pour étudier ktehiuma, car il était é^id^ q^'^Ui vmm d« btpDoiHnfiié de natfî&QolouifË^de&Fbiiwiiies/, nAte< amioiK^tpujppiis.de^aibJlie^eiiiClHnm' /
4^'^QnseiHai^ég^)ei«(eiH,que Tondue upmmâtipfti^d'auiDetagem ^paei»olt ouiirei celui. qpÀ ^^ àfsj^ ài Na^ao^aconéditét (kôs- du gpnveirnemftnti por«(ugans»; car Ififr umi^m9% w^V\^ refii^ à^ faîve^ m- tm^ ^ne» noufb
ayant prétexté que l'Espagne était une petite nation et qu'elle ne devait pas être traitée comme TAngleterre, la France et les États Unis, retirer la légation sans demander aHéutiie sort^ de ialiifacAioti pour le mauvais accueil qui lui avait été fait, et envoyer un consul, c'était évidemment donner raison aux mandarins.
Je demandai instamment, à plusieurs reprises, qu'on me déclarât d'une manière cutégoriqne m j« àesak «tPédér aux prop^itMNis, imiv poirr nikux dire-, aux prétentions du commissaire impérial qui voulait l»e recevoir dans «ne des Maisons de campagne ou tiagaBin84es<c(imiiierçaais cbinot^^ ail lieu de "viéiur me «vieiter conamo son {rôdéqessenr avait viaité les mn*voyés d'Angleterre) de fripce «t d«s Él)Ats«>Uals, et ocxnme Jui*tiiéaM m'airalt écrit dans ie principe (fœ c'était pour lui une obligation; je oepuà jemais obtenir, à ces demandes réitéréee, c|ue des réponses vagues où t'oa me répétait d'une part, sous des phrases emphatiques « la néomîli de oon^server intactiB la digmté de la nation , et de Tâutre la «écesBît^ non moiiw grande de maintenir la bonne harmonie) finissant toujom-s ))ar laisser à mon jugement la dédskm à prendte»
À la fin le ministre des affaires étrangères se décida pour la detniôre de mes propositions , et la misston fut rappelée préoisétnenc dans les termes que j'avais indiqués.
Je dirai, pour clore cette partie de (liisteire que j'ai entrepris d'ex** poser, qu'après meo arrivée à AJadrid , un nouveau ministre^ h marquis de ilfîraflores, résolut d'envoyer en Chine un <»usul général, et quoique j'essayasse de kii faire cmnprendre que tetie mesure ti'amryt pour nous d'autre résultat que de nous humilier davantage encore aux yeux dcsoian-^ darins, qui nous ataient déj4 témoigné tant de mépris, jene pus parvenir à le dissuader. Ne seraitHil t>as superflu d'ajouter que ledit consul, bien que tout à fait digne et honorable, n'a Jamais été en présenoe 4'aucnne autorité chinoise t
Bn terminant eè chapitre, je ferai observer que, depuis le 17 lévrier 1869^ le vice- roi de Canton n'a conféré personnellement avec aucun représentant étranger* Celte interruption de huit années dans les relations de bonne haruionie, cette longue persistanee dans une voie rétrograde, a'annooçaient** elles pas asses clairemetit une tourmente prochaine?