‹ L'Angleterre, la Chine et l'Inde (volume 2)Chapitre 6 sur 19 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Da commerce de Topiam.

L'opîool a été iocootestabiement la canse de la guerre de iSftO, dont celle qui a lieu présentement n'est qu'une conséquence; il a donc trop d'importance pour que nous n'en fassions pas l'objet d'un chapitre spécial. Je n'ai jamais, ni comme particulier^ ni comme homme publie , été intè-. ressé dans ce commerce ; car les vaisseaux espagnols (et ils sont peut-être les seuls dont on puisse en dire autant) n'ont jamais introduit en Chine une seule caisse d'opium. D'un autre côté, j'ai vu les Chinois à Calcutta , Singar pour, Pinaog, Malacca, Manille, puis dans diverses localités de la Chine, oà je suis parvenu à parler la langue dn pays de matière à pouvoir converser avec les habitants. Je crois donc connaître la matière et me trouver en position d*être r^ardé comme entièrement impartial.

On a beaucoup déclamé contre l'opium, le dénonçant comme un véritable poison, et on a trouvé par conséquent qu'il y avait iniquité à en faire un objet de conimene et de lucre. Il a été présenté à la reine Victoria un mémoire rédigé dans ce seps , signé par plusieurs missionnaires et appuyé par le comte de Chichester; on a vu à Londres un meeting de philan- . tbropes antiopistes, qui ont aussi adressé une supplique conçue dans le même sens que ceHe des mi$sioonajres, et présentée par le pr^^sident du comité formé dans le but de faire cesser ce commerce. Ce président est le eomte de Shaftsbury, dont j'examinerai tout à l'heure le mémoire. Enfin, dans le parlement, un ceruiin nombre de doutés et de lords se sont élevés contre l'oi^um. D'un autre côté, les commerçants chrétiens établis en Chine , quelques écrivains, tels que sir J. F. Davis, et d'autres personnes respectables (1). ont soutenu que ru^age de cette substance n'a pas plus

' ■ ' j I I M ■ . . • .1 I .1 M II, M

(1) Je ne paît admettre en aucane manière l'idée adoptée par un gnnd nombre de personnes que rîntrodnetioh de Topimn e»t pour la Chine une source de maox de tout genre et une cause de misère. Il ne m'a pas été possible, personneUemeni, de voir un seul cas de ces effets de désastre qu'on raronte, quoique je reconnaisse que lorsque l'abas est eiicessif il peut être extrêmement nuisible. Du reste, la même observation est applicable > toute autre jouissance portée à l*excès ; mais , d'après ce que j'ai vu depuis qtfe je suis arrivé en Chine , d'après les recherches que j'ai f dites sur tons les points ^ enfin d'après ce qu'avouent les hauts mandarins eux-mêmes, je suis depuis longtemps convaincu que la démoralisation et la ruine quK quelques personnes attribuent à l'opium sont , probablement par suite d'Informations imparfaites ^ fort exagérées, et qft'elles n'équivalent pas à la centième

d'inconvéDÎents, en a même moios que celui des Kquetirs spirîiueusf's. Je vais édaircir la question avec impartialité et bonne foi. Dans Tf nde , dams la presqu'île de Malacca , à .Idva , aux Philippines, 1 Bornéo , à Sou-* km» ks Chinois fument roploni en toute liberté, et l'achètent Si meilleur marché qu'à Canton ou à Chang-ha!, polir ne point parler des villes situées à rititérieor de Tempire et ioio des côtes. Il est constant néanmoins que dans tous ces pays, malgré la rigueur du climat, les Chinois sont remar" quableraent sains et robustes, et que ce sont em qui, comtne cultivateurs, maçons, portefaix, «te ,. exécutent les travaux If s* plus pénibles: M jouissent d'une ielie rëputationd'excellents colons iq«*ètt a fait; depoi^ quelques années, de grands efforts pour transporter des individus de cette nation à Lima et à Cuba. Dans les colonies chinoises , la. mortalité ne dépasse pas le chiffre ordinaire, et je dois déclarer qu'ayant- connu un grand nombre de ces éroigrants dans les diverses locaMtés que je viens d'^énomé-' rer, je n*ai jamais ou! dire qu'aucim d'eâx fût mort ou eût été gravematt malade pour avoir fumé de Topium. Ce ne fut q^i'en arrivant en Chine que j'appris les funestes effets dere narcotique, etque j'entendis qualrGer de poison la vapeur qu'aspirent ceox qui le fument. Je ddis ajouter qtie, <^ans aucune des diverses* localités de la Chine que j'ai visitées, je n-'ai eu connaissance d'un, décès positivement produit par l'opium ; et qu'ayant demandé à plusieurs indigènes d%nes de foi s'il était yrai qoe - cette habi-< tude ait éCé jusqu'à occasionner la mort, ils m'ont répond» que ce qui peut arriver, c'est qu'un fumeur consommé, s'il vient à se voir privé d'opium , meure par suite de cette privation. Un Chinois me racontaitr comme ayant été témoin de ce fait, qu'un fumeur tombé dans la dernière indigence, ayant été trouvé sans connaissance et presque satus vie, une personne bien?dUante lui avaffr introduit dans hi bouche un peu de fumée d'opium , et cela avait suffi pour le ranimer peu à peu et le mettre en état de fumer lui-même une pipe, ce qui l'avait complètement rappelé & la vie. Je conviens que l'opium en lui-même est un toxique ; mais quelles altérations le feu ne produit-il pas dans les substances qu'il consume! Or, pour fumer de l'opium , on en introduit un peu dans la petite cavité de la pipe i on l'allume au moyen d'un objet er^ammé ; il brûle av«c une vive flamme^ et c'est alors qu'il produit la fumée que l'on aspire; On parle beaucoup des effets qu^éprouve le fumeur; on piiétend que l'opium produit cbez lui une

partie des tristes et déplorables conséquences que Yon Toît qaotidienneméAt dëcoater de Tusage excessif des liqueurs spiritueuses et d'autres stimnlatots largement et .eonstamment consonimés, tant en Angleterre q\Vhn\ Indes. (Dépêche de sir H. Pottinger, gouverMur général et ministre plénî|Sotentiaire de S.' M. B. en Chine.)

iÛ4 ~

déliôe^aejF/esf^, W (ioiu sommeil ^ une vive smiesciution qui damn^ mn\ 0i§ci^^rea à Vm$twoe, et qu'an se peut obtenir qu'en jonpoen* taot progrçssivemeiii bém jouraaliiNret Pour «loi, j'ai'tfomrent fuiM die rppîfuu, et jiç n'^i éprouvé rien 4e$t^bliMe; am fraad nombre é'EMhropé^fts ^ui avaient fait b mêni^ iéftreur^ m'ont wiiré qifeile avait ion pour m^ l0fi Miêmes résmUats que i^our moi^ J*ai len.diez moi qoelques too^rs^ et 90iH^leQienit je leur ai doR«é de i'otiîiim à dî^néiioa , mais encore ÏH reooiaru qqçlqiiefoie ii h «r^se poqr le» anener à enaarr jvvp ^«Ipès; fii aiissildt après, leur ayant parlé d'affaires sérieuses, ils m'eut répondu av#c autaM^ de lucidité (|u*il0 «uraient pu le foire avant de fumer. Si quekiue membre du comité diiof^)iie antkipiste de Londres deioie de ce Que y^y9U^t il peut répéter loi^^mésie mes expériences ; car il ne loi serî» paf bien dJflicjle de se procnrer, s'il le désire, wtm pipe chinoise et les autres obje^ néoesspûres pour cela. L'efiet que pi^Oit l'oinum res^' s^ibHî assez 4 celui d« labaie, arec cetAo différence q«e la famée de l'opiiim a plus de parfoôi, et «que cMss la première fois (t) il ne Pépiait pas; c'est du moins ce qui 01'est arrivé» tavdis qne la première et fpéoie la seçopde iois q^ je feulai du tabac A me répugna, me doana mat au çflçur , me dérangea l'estomac et mé rendît malade toute la journée ; aujourd'hui wêçoe je ne poun^ais fumer un cigare sans en étne incommodé, bici» qm j*aie souvent été obligé de fuener en Tunquie et dans d'autres contrées de l'Orient Touliefois^ je le répété, la fumée de l'opium n'a iiullem^X produit svr mqi une impressicn débcieuse « et un fait qui

(•)M. s. Wells Wflfiams, qnf, comme d^autres missionnaires, se fait un devoir d^aantiiéniatiser l'oânfie de Topiuin, rapporte à «e sujet des clioses fort remarquables <IU|}SS0B MféddleMn^damiJ^ vatonûBÊB qtie cet ouviagt est pentrètre le «eiitear «t le plo^i. ^mplet qui ait enemre éU pobU^ ^wr ia Cbine; tputAfeis jç< ae fois admettre tout ce que spn savant auteur dit su/- jles afXels d/s Vopium, et jeswf foit porté à croire qu'il ne parle nullement par expérience, mais seulement sur .deç récits auxquels il a trop faiblement ajouté foi, ou bien qu'il a pris quelques exceptions pour la règle générale. Voici quelques-unes de ses assertions : : * te goaide TeiLtrâSt semMIaide (Popium*) est doncercux et huileux, en quelque ^8 OMUiue de la crème «ktoone qualité ; mais l'odeer de la drogue brûlée est 1^1 peu q^ift^aJl oad e. ^a aofiœ se eoatente d'uo onàmxmaoBs (sou i^gramanss), qi|i produisent des vertiges^ des nausées ou d^ mm\ d» têle, ^ja^iqu^ua asàge continué lui permette d'en augmenter graduellement la quantité

» Alix premières bouffées, le fomeur devient loquace et entre dans un accès de joie bruyante et stuj^ide, qui, par degrés, fait place à la pâleur et à la cotttra<^on des traits da visage. A^mesare que la quantité augmente et que le aarcotiqus sgit,. il survient un proCoad Eonuneil » qui dure d'une demi-beiure jasqu'jl trois eu quatre heures, et durant lequel le pouls devient plas bas et f^us faible qu'il aa l'àtait avant le commencement de la débauche. » ^ .

s'aocorëe paitisrilendeiit avec ma t>ropre:etpéffîeiice, c'est que tes ôtraiifers q«H, funiit kco«iiii«^e d&roplom, ont coiUiniieUémekit cette «ubstafiee soos )a main, p'èn usent point; bien qu'ils Faieat toas piu^ ou moins essayée, ilsprâfèreit le cigare. Mais. celui qui «n a contracté TliabiUiie se passioiiBe pour cet usage 9 comme cela arrive à certains buveurs pour 4a bière et le genièvre, à l'Indien pour le bétel, et au priseur pour le rlpè« Ces dioses^là pourtant sont toutes fort désagréables pour celui* qui n'y est poiot accoutumer mais une fois i'babitude contractée,^ non-seulement elleg phis^t, elles deviennent encore «me nécessité/ Parnsi un grand Dombra de faits que je pourrais citer penr démontrer la puissanoe de rbabitode sur k palais, je me bornerai. à un seul dont j'ai été lémoin. Il est si singulier que bien des personnes peut-être croiront qu'il y a exagération^ ou même que c'est une pure invenii^n; j'affirme cependant que rien n'est plus exact. Lorsque j'allai visiter les ruines de Paimyre, on me prévint que je devais emporter avec moi une provision d'eau suffisante pour le voyage d'aller et de retour et pour le temps que je passerais Si Paimyre, l'eau quis'y trouve n'étant point potable. En effet, il n'y a dans ce site célèbre qu'un tout petit ruisseau appelé kibrid (soufre), dont l'^u est salée et sulfureuse. Il serait difficile d'imaginer quelque diose de plus détestable, pourtant les Bédouins fixés en cet endroit se sont accoutumés à cette eau, et s'en trouvent, bien. De retour du désert , j'allai à Homs, ville de Syrie bâlie sur l'es bords de l'Oronte, dont l'eau est limpide et délicieuse. Je voyageais avec une caravane de deux cents Arabes venant de Primyre* Gomme ils arrivaient fatigués.et altérés, plusieurs d'entre etix se mirent à se laver et à boire ; fpaisdès que l'ardeur de la soif fut caiiHée , on les voyait rejeter, avec l'expression du dégoût, Teau qui leur restait dans la bondie, et s'essuyer les lèvres avec la main en s'écrlant: Baftat! c'e8t«-à*dk^ : « Qu'elle est mauvaise ! » .

. Ainsi, les Chinois fumeurs d'opium sont passionnés pour cet usage, à canse surtout de la force de l'habitude , et il leur en coûte infiniment d'y renoncer, quoiqu'ils reconnaissent que cela leursevait avantageux; comme il en coûte à un Européen de. renoncer à l'usage du cigare^ou à etiuî du vin, lorsqu'il en a l'habitude. Tant qu'ils fument modérément il n'en résulte ponr eux aucun inconvénient ; mais s'ils le font avec excès , ils perdent l'appétit » leur teint devient^ terne, et quelques-uns maigrissent à tel peint qu'on les prendrait pour des squelettes ambulants. J'ai eu diez moi piendant trois ans un individu qui, sous ce rapport , était un véritable type.. C'était on lettré de Pékin, qui enseignait le chinois à deux jeunes Espagnols attachés fl( ma légation. Tous ses moments de ieisir il les eutf< ployait à fumer. Quand je fis sa connaisaaace^ en 4968 « il avait enviran cinquante ans : j'ai tout lieu dOiCroire qn'il vit enûore^ et qu'il oôntnllie

à donner chaque jour sa leçon. A le voir ou eût dit qo*U était parveou aii dernier degré de la phtbtsie, et pourtant je n*ai pas souTenir (\^n seul jour il soit resté dans sa chambre pour cause dlndispo^ton. C'était l'homme le plus calme de toute la maison ; il passait les journées entières avec sa pipe et avec un petit chien de Manille , qn'il avait pris en grande affection.

Ce qui d*ordinaire arrive de plus fâcheux aui fumeurs immodérés, c'est qu'ils perdent l'activité et le. goût du travail « résultat auquel contribue la position horizontale que l'on prend pour mieux savourer la fumée de l'opium. On en voit qui abandonnent leurs affaires au point de Gnir par se ruiner , et il est certain qu'alors les familles victimes de ce vice niandissent et l'opium et les étrangers qui l'apportent en Chine.

L'idée que la fumée de l'opium est vénéneuse, et que Tusagé de l'aapirer est la cause d'une infinité de maux , a été mise en avant par le gou\enieT ment chinois et par des missionnaires protestants,' principalement améri-* cains. Il y a sur les côtes de Chine de soixante-dix à quatre- vingts de ces missionnaires, avec leurs familles, et comme en fait de conversion ils obtiennent peu de diose ou plutôt rien du tout, ils se font l'illusion de croire que leur insuccès tient à la contrebande de l'opiuin. Voici comment s'expriment qttel(|[ues missionnaires anglais dans une pétition à la reine Victoria : -

• C'est un motif de chagrin profond pour Ies*sujets de Votre Majesté dont les efforts et l'énergie ont été consacrés à la diffusion des lumières du christianisme parmi ce peuple entouré de ténèbres , motif de chagrin qui, nous n'en pouvons douter, fera vibrer une corde sympathique dans le cœur de Votre Majesté aussi bien que dans celui des peuples chrétiens ^ placés sous son sceptre , que tous les efforts faits par les fidèles sujets» de Votre Majesté pour atteindre ce but de prosélytisme soient terriblement contrariés par l'existence et la continuation de ce trafic antiçhrélien. En effet : « Comment pourrions-nous, disent naturellement les Chinois, » être favorablement impressionnés par ce que vous nous dites de votre » déeir d'éclairer notre esprit ou d'améliorer notre condition tant tempo- » relie qu'éternelle, lorsque nous avons en même temps devant les yeux » des preuves si palpables des efforts que vous faites pour nous perdre ■ tout à la fois en corps et en âme ? ^

Nous voilà donc bien et dûment avertis que si la Chine ne se fait pas chrétienne , c'est parce que les Européens cultivent et vendent de l'opium. Je serais toutefois bien aise que ces bons missionnaires nous eussent fait savoir de quel mot de leur langue les Chinois dont ils parlent se sont servis peur désq^ner l'âme » et comment ces indigènes nén chrétiens ont conçu cette idée de perdté Came par i' opium*

— lOT —

Le goavernement chinois commeDça à se plaindre du commerce de Fopium et songea à le prohiber lorsqu'il vit que les métaux précieux sortaienf de la Chine. A d'autres époques, l'empire avait reçu par le moyen du commerce des sommes considérables ; mais la balance commerciale commença à lui être défavorable juste au moment où Timporution de l'opium acquit de l'importance.

Depuis l'année iS^U l'état des choses a de nouveau changé. L'oSdium ayant détruit en Europe les récolles de vin, le prix des liqueurs s'est considérablement élevé, et cela a donné lieu à une augmentation extraordinaire dans la consommation et ta demande du thé. En outre la récolte de la soie a éié mapvaise ces années dernières , et a complètement manqué en 1856. De tout cela il est résulté que l'exportation de la soie s'est élevée dans le courant de cette même année (1856) au chiffre énorme de 91,000 balles, et celle -du thé à environ 130,000,000 de livres. Il est vrai que l'importation de l'opium a aussi augmenté et s'est élevée au chiffre de 75,000 caisses; il paraît néanmoins que durant les années 1854, 1855 et 1856 il n'est point sorti d'argent de la Chine , que même au contraire il y en cst.entré. On comprend qu'en parlant d'entrée et de sortie d'ai;geut, nous ne nous occupons que de la balance définitive; car l'Europe envoie fréquemment du numéraire en Chine , tandis qu'il en sort de la Chine pour les Indes. Voici un état publié par la Compagnie péninsulaire et orientale : ^

Chiffres des vaieurs

métaiiiquôs

importérs en

Chine pendant

V apnée 1855 par

ieê iateaux

à vapeur de

ia Compagnie

pénùisuiaire et orientale. .

Noms des iteainera.

Date de Tarrivée.

Provenances.

Valeur en piastres.

Pottinger.

l"jaDTier.

Bombay.

Singapour.

dito.

Chang-hai.

20 février.

Calcutta.

Cadix.

2 mars.

fiombay.

Lady Mary Wood.

Calcutta.

Ghusan.

dito.

Norna.

2 avcil.

lk)mbay.

8Zi9,(i52

Singapour.

dito.

Chang4iaL

11 mai.

Calcutta.

Cada.

Bombay.

Formosa.

6 juin.

Calcutta.

Cangeï^

Bombay.

Brin.

14 juillet.

dito.

A reporter.

métttê iH*f îitfMtters.

Dïtecterwripéf».

FnrffWfppeS'

ll[«l«vr.en.pi«s|re^-

tUporU -.. n

^(9a|>oiir.

âfi »

iA^^^n

' Chueaw»

iûaoû^

, GaOcuita, ,,

PoUtfiser.

Formosa.

10 septembre.

Calcutta..

Gmgta.,

Bombay^

Pf&tmrmr, ^

17 QCl4»bc&

X]alcut4a..

Smg»poiir.

Bombay.

Ctaing^hi».

6 ûov^fflBbre.

Calcutta.

«orna.

2*déce4tii)rc.

Bombay.

£liU9aQ.

GalcuUii.

Chiffra fU$ vwUwtrs métaiUque$ exportées de Chine en 1855 far

ifi$ ifat^azim^

-vapeur de la même Compagnie.

fSoïBfi «ke rtwmvs.

D^e dn départ.

destination.

Valeur ea piavtreg.

PÔltinger.

15 janvier.

Bombay.

ÇaBges,

Calcutta.

Singapour.

15 février.

Bombay.

Cadix.

15 maris.

. dilo.

Chang-hai

Calcutta.

Formosa.

dite.

iuai^

liorna.

15 avril.

Bombay.

Singapour, •

10 mai.

dito.

Cbttsan.

Calcutta.

Cadix.

10 juin.

Bombay.

Formosa.

Calcutta.

Ganges.

10 juillet.

Bombay.

Chang-haï.

Calcutta.

Singapour.

10 août.

Bombay.

34Îv037 .

Chusan.

3 septembre.

Calcutta.

Pottinger.

Bombay.

Formosa.

Calcutta.

Ganges.

15 octobre.

Bombay.

Precursor.

3 novembre.

Calcutta.

Stiigapour.

Bombay.

€faang-hal.

Calcutta.

Norna.

15 décembre.

Bombay.

MAYi

Chusàn.

Calcutta.

/i,946.90Zi

IL» •lémr ëtti donitt < foi»r W5/ii «. les rtoqiUla s«iwK8i : .

Itnporlaft'eb. )*i,7f0,6ia piastMs.

BxpOftelkm i,7S9>,l85 -^

Etafîn Pétat rebtîf à l'année derwièrt , 1856 , donne : > . >

Importation. 10^713,589 pastres.

Exportation 6,317,897 —

Mfii9 dans UCMim Mail 4u %^ awil.de. la. présente anoiie. 1857 ,. je Uioiv?^ ua amîdkQ cpri,, ea pavlsnt de. ce» éiatg; dit 9a sujat de yargea^ expefftè \ Bombftjr : « Il doit y avoif 49MS ces cbiOrea <peicpi& grave- erreur; car on estinw; f|»e le(iift«ire.Fona»Ma.ji eq décembre., eiponta à lui seul aia m^ina ^ iniUîoae. ei deoM de piaatirefl. n

J<e dnifi faire; ebfierver que ks «tétaïa. pr-écieux envoyés ea CMne sent presque exclasivonent transporta, fiar les. vapeurs de kr Compagnie pé^nînsulaire et oitientale, ce qui n*a pas lifM relatifeoieai %m métaui ex^ portés pool l'Inde. L'opium ar riv» sue la côte <fe Ghijie dans d^s navires eieeitenla} voiliers wpfé^\eiipifkeT$y lesquels Uansfiofftent leur car^ison snr de gcaodsi vassscain , vieux, nais. mès-Ue» armé»», et en éiat de se dé-* fendre centre les: pirates mouéUés aux embouchures des flettwu Ces vaisr-; seaox axu.en réalité des magasins d'opium^ d'où leuu vient le nûKi de rsceèving-êhipsi, Ik» sopt an mmibre de vÎAgt,. et apparti^neni pour la: plupart à des maisons anglaises ou américaines. Cbêi3fiB vaisseaa*aiagaâip a ses dippcirSb Geua^joi. nfentsentpeiiUî dans les ports et ne se piésentent point anxcMiSHis; ib ne font que dlépeser leoi! opiuiuà berd du rêeeluin^" . sMp, et partent immédiatement peur aUér en ebereher d'airtre; hi;^s„ en s!en retouffoent, ils em^orienl) Je nuiKéraiiie qui se trouve réalisé àibecd du) TôceivmghsAipy et on étconomise; ainsi le fset; qu'il fiindrait payïer aux; vapeur» de hr Gompagaîe.

U semble sittgiiJieii que*, d'un eôté>».eD> envoiei dei Targsnt d'fiui»ipe aar Chine par k)K)iede' l'Inde,, eti que,, de l'tutre, on expocte da rargpnt de Chine pour l'Inde. Cela provient de ce que , presque toujours^ llitngleterre doU; de l'avgient à' Vlade pour les éoM!mennti|iia(ntités d'iodigp et de sncve qù'eU&en retire, eti dti ee ^'ë y a en Chine nne ¥q[)èce particulière d'argjanl q/a^ f oa retire des, aunes du pays « sous le nmoi de saicig» et qui contient une certaine quantité d'or quie< les- Chinois ne savent pas^ en extraire. Vclilà. pwrquoi on exporte^ cet. argent, qmoiqfii'il faille ensuite . e» importer d'au tse..

Le présent lisre n'étant qn^'un envragoda circoasïUBce,. pour kquel je fr'éiais poÉift piéparé , il: m'est impessible de donner ici; ua tsbleatU st^is^ tique du osmmesce- gtf Déi*al dn Céleste Empire mee les^pays élrangecs du-*, rant les deux ou trois dernières années. Un pareil tableau nous montrerait

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