CHAPITRE SrXIÈME
Des ambassades cbrétfeDiiés permantntes à i^în.
. Qn a cru et m croit, géoér^leioevit que la plupart des difficultés qui entourent les étrangers en Chine disparaîtraient, si les gouvqrnepiieut^ de ces étrangers avaient à Pékin des légations- permanentes. Je suis, au contraire, persuadé que des représentants auraient peu d'influence par leur présence seule; et que leur intervention ne serait prise en considération sérieuse qu'autant qu'elle serait continuellement appuyée par des menaces.
Comme je l'ai déjà dit, l'empereur n'est pas accoutumé è recevoir d'autres ambassades que celles des pays limitrophes , qui lui envoient des tributs, et comme les représentants européens n'ont jamais manqué de lui apporter des présents, on les a toujours considérés comme étant également des ambassadeurs de pays tributaires (1)»
Il est vrai que les envoyés européens ont remis des lettres de leurs souverains ayant pour objet d'établir des relations commerciales ou de les resserrer; mais on s'est contenté dexéfiQudre par des lettres closes, et il n'a jamais été permis aux envoyés d'entamer la moindre négociation sur l'objet principal de leur mission. Tout ce que peuvent obtenir de plus favorable les agents des gouvernements européens en Chine y c'est d'être considérés comme les chefs et les juges de leurs nationaux , depuis que les mandarins se sont dessaisis en leur faveur du droit de juridiction civile et criminelle sur leurs compatriotes respectifs. Or, comme il n'y aurait à Pékin 9 en fait d'Européens, que les ambassadeurs eux-mêmes, l'empereur ne comprendrait pas les motifs qu'auraient ces agents de vouloir résider dans la capitale. Ils désireraient naturellement s'enquérir de bien des choses et étudier à fond le pays , autant parce que le devoir d'un habile agent diplomatique est de tenir son gouvernement bien informé , que par un effet delà curiosité qu'inspire à tout Européen éclairé ce qui concerne la Chine , curiosité d'autant plus vive que ce pays est encore bien
(1) M. l'abbé Hue raconte, dans son intéressant ouvrage Le Christianisme en Chine y que saint Louis envoya des ambassadeurs au khan des Tartares-Mongols, et que celui-ci écrivit à d'autres princes que le roi de France venait de se soumettre h lui, et qu'ils devaient faire au plus tôt de même, sans quoi il les passerait au fil de répée. L'abbé Hue ajoute : « Saint Louis envoie un ambacTsadeur, donc il se reconnaît tributaire; ses présents sont un tribut par lequel il témoigne sa soumission aux Tartares : telle a toujours été la manière de raisonner à la cour des Fils du ciel , «tf les Mongols n'en avaient certainement pas d'autre. »
pea coona. Il résulterait de là que les ambassadeurâ seraieot coosidérés comme des espions envoyés pour préparer la continuallon des conquêtes déjà accomplies dans l'Iode, à Java , à Singapoi^r, à Malacca, aux Philippines, aux fdarianues, ^ Maoao, à HQng^kong(l). S'ils s'efforçaient d'obtenir de nouYeaux avantages pour leur commerce, l'empereur dirait que Tayidiié de ces barbares étrangers est insatiable, qu'à mesure qu'on leur fait plus de concessions et qu'à la faveur de ces concessions ils réalisent plus de bénéfices, à mesure aussi ils font plus de demandes nouvelles; ainsi, et les représentants et les souverains représentas par eux seraient regardés comme des espèces de mendiants importnns. Qu'on n'oublie pas que le gouverneinent chinois dédaigne le'commerce» qu'il ne prend aucun souci de ceux de ses sujets qui sortent de l'empire, et qu'il n'envoie jamais d'ambassades pour user de réciprocité envers .les nations de qui il en reçoit. A ces considérations il faut ^youter la question du kotou, c'est-à-dire de la génuflexion , hommage que l'empereur est tenu d'exiger des étrangers, sous peine de perdre auprès de la race qu'il gouverne son prestige et sa force morale. Je dois faire observer que cette formalité est bien loin d'avoir en Chine le mime sens que chez nous. Personne ne se présente devant le iribudal d'un mandarin sans s'agenouiller; dans les pièces de théâtre cette cérémonie se répète à chaque instant » et moi-môuie j'ai vn mes domestiques chinois de i'intérieur ou de la côte du nord s'agenouiller devant moi à la fête du premier jour de l'an, ou au momèut de prendre congé. Je ne parle pas des habitaxrts de Canton , ceux-ci s'étant accoutumes à user avec nous d'one liberté poussée jusqu'à rin$olence*
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(I) Thomas Pires partit pour PéHn en quaëtë d'ambassadeur do roi de Portugal. Il arriva dans «elte capîtata en lôS|, «^attesndant à trouver la eoor bien di0f>oaée en faveur de sa natioii. Malbeur^usPinent il survint à cette époque même des événements qui firent évanouir toutes ses espérances et compromirent cette première ambassade. On apprit de Canton que Simon d'Andrada, frère de Femand, y était venu de Malacca avec quatre vaisseaux , qu*il avait élevé une forteresse dans rite de Tamen , piUé les jonques chinoises , et qu^i s'était abandonné sur la cdte, avec ses matelots, à. tous les excès du llbaptinage et de la piraterie. D'un autre eAté , un aobas* saéfur.mnsalmat était arrivé è Nanl^in, de la pari du r^ de Bantain, pour représenter à Tempereur que son naître avait été. injustemeiU dépouillé par les Portugais de la possession de Malaeea » et pour demander qu'à titre de vassal de Tepapire il pût être placé sous la protection chinoise. Le gouverneur de Nankin avait écouté.ces plaintes , et il engageait l'empereur à ne souffrir aucune liaison avec ces Francs avides et entreprenants, dont Tunique affaire était, soos le prétexte dn commerce, d'épier le cdté tiùble de» pft)s eu ils étaient reços , dfessayer df^ prenike pied conme mavchands, en attendant quUls pussent &*en rendre maîtres. On voit que dès cette époque on eonnaissait assea bien dims les contrées orientales de l!Asie le caractère envahisseur des Européens. (Lé Chrittianism^ en Chine , vol, U, p. 30.)
Lorsque les ambassâdenrs européens ont discuté la question du kotou, et ont dit qu'ils s'agenouilleraient si on leur promettait qu'ion ambassàdear chinois allant dans leurs pays respectifs s'agenouillerait aussi devant leurs souverains, les mandarins n'ont fait aucune difficulté de le promettre. En général on a pensé qu'ils ne répondaient ainsi que pour se tirer d'embarras, et parce qu'ils savaient très- bien qu'ils n'iraient jamais en Europe ; quant à moi , je suis très-porté à croire qu'ils parlaient sincèrement , et que s'il arrivait qu'un' ambassadeur chinois fût envoyé auprès d'un prince chrétien, il ne ferait aucune difficulté de s'agenouiller devant lut , à moins que quelqu'un ne l'avertît que ce n'est pas l'usage du pays. Donc, quand un envoyé européen refuse de rendre cet hommage à l'empereur céleste fl), il irrite ce prince et les grands qui l'entourent, lesquels ne voient dans cette rés'istance qu'un acte d'orgueil et de Oerié d'autant plus déplacé, qu'à leur manière de voir, il contraste de la manière la plus étrange avec la bassesse qu'ils trouvent à solliciter des concessions commerciales dans le but de gagner plus d'argent, ce que certainement ils ne feraient jamais , parce qu'ils croiraient que ce serait non-seulement manquer de dignité , mais encore se soumettre è une humiliation. Voilà comme chaque peuple a sa mapière de voir les choses !
Je pense donc que si des légations permanentes étaient envoyées à Pékin, lés agents seraient obligés, pour éviter des difficultés, de se borner à traiter avec les ministres dé la couronne, sans voir l'empereur lui-même. C'est du reste ce qui s'observait à Constaniinople il n'y à encore que peu d'années.
Les ambassadeurs ne devraient apporter à Pékin liucune espèce de présents; on serait ainsi forcé de les reconnaître comme des représentants envoyés pour traiter d'affaires politiques et commerciales , et on ne pourrait les considérer comme des porteurs de tributs. L'arrivée d'ambassadeurs étrangers n'apportant point de tribut serait un événement qui produirait à la cour de Pékin une vive sensation.
De toiUe manière les envoyés chrétiens devraient, pour être traités avec quelque considération , s'entourer d'un grand appareil , et user d'un langage très-ferme, afin de neutraliser les efforts qne les mandarins ne manqueraient pas de faire pour les rabaisser autant qu'il leur serait possible. Mais le langage le plus ferme serait encore inefficace, et même imprudent si , toutes les fois que les circonstances l'exigeraient , il n'était soutenu par des navireà à vapeur et des soldat^. Si, de tout temps, il y a eu des luttes d'étiquette à Canton et ssr les autres points de la côte , que
(1) Par ces expressions : empereur céleste, royaume céleste, etc., les Chinois entendent empereur au royaume par la faveur du ciel ou par la grâce de Dieu.
serail-ce dans la capitale même , loin des forces militaires qui rendent les étrangers si redoutables 7 *
 l'appui de 'ce que j'ai dit du peu d'avantages que Ton pourrait espérer de rétablissement isolé de légations chrétiennes à Pékin , j'ai la satisfaction de pouvoir citer l'opinion de sir J. F. Davis , qui a été à Pékin , qui a rempli en Chine les fonctions de ministre plénipotentiaire de la Grande-Bretagne, et qui a écrit survie Céleste Empire des ouvrages estimés. Dans une lettre adressée au Times ^ le 28 février 1857, il dit qu'un ambassadeur à Pékin serait simplement un otage , ou tout au plui^ une poule diplomatique, qui couverait plus de querelles que les Anglais n'en ont jamais eu à Canton , et que, quant à lui , il n'irait pas volontiers (1).
Je vais toucher un point auquel je demande qu'on veuille bien apporter une attention toute particulière. Si ce que l'on désire est à'ouvrir la Chine, d'obtenir que cette singulière puissance entre dans le cercle, dans le système des autres Étals civilisés, et d'établir avec elle de solides et pa» cifi^ues relations commerciales, si c'est là, dis-je, ce que l'on désire, bien plutôt que d'exiger l'admission d'ambassadeurs chrétiens à Pékin, on doit exiger que l'empereur de la Chine entretienne des ambassades composées d'un nombreux personnel dans les principales capitales da monde. Les individus qui feraient partie des ambassades chinoises à Londres, à Paris, à Washington, etc. , seraient des lettrés et des personnages occupant dans leur pays une haute position ; ils apprendraient les langues 4e VEu- Bope, ils envieraient les progrès de notre civilisation , et l'admiration remplacerait bientôt chez eux le mépris qu'ils ont maintenant pour nous. De l*eloor dans leur patrie, ils parleraient des étrangers dans un sens favorable, et même ils publieraient des relations de leurs voyages, et des traductions d'une multitude de nos ouvrages dans tous les genres.
Non-seulement un grand nombre de mandarins hauts et bas, jeunes et ' vieux, seraient ainsi envoyés en Europe et en Amérique, mais encore une infinité de particuliers riches, enthousiasmés par les relations qu'ils auraient entendues ou lues, ne manqueraient pas de visiter à leurs frais des contrées qui seraient pour eux un nouveau monde. Sans nul doute, ils apprécieraient beaucoup les choses d'Europe et sa bonne société; comme aussi ils seraient chez nous parfaitement accueillis, et bien des gens admireraient la pénétration , le bon ton et l'élégance des Chinois bien élevés.
(1) Let us beware how we attempt to hâve what some people are pleased fo cal! an ambassador at Pékin. He woold be a mère hostage or at the best a diplomatie hen hatchiag more quarréis than we bave liad even at Canton. I , for one, sliould be sorry enough to intrust myself to the protection of international iaw in «uch a qiieer field for its exercise. — Sir J. F. Davis, lettre au journal le Times ^ février IS57.
Il serait impossable de calculer combien ces relatious persouoelies produiraient d'heureux résultats et dissiperaient de préjugés; mais le prinfcîpaJ avantage quVHes auraient serait de faire comprendre aux hauts fonctionnaires chinois ^origine et l'objet des missions de propagande chrétienne, et les raisons dVconomie sociale qui nous font prendre tant à cœur la protection et Textensfon de commerce, comme aussi de les cott?aincre que nous ne songeons en aucune manière , pas même dans l'avenir le plus éloigné , à nous emparer de leur pays.
Âssm'ément, les CUnots, qoi sont gens d'une intelligence vive et nette, et qui cherchent en font la raison et J' utilité, remarqueraient en Europe bien des choses qui leur paraîtraient absurdes ou vaines. Ils s'étonneraient d*abord de trouver presque partout l'intolérance religieuse; ils ne verraient pas' avec moins de surprise les lois qui Umitent le taux de l'intérêt de Fargent, lois si déraisonnables qu'il n'a jamais été possible d'en assurer l'exéculiott, et qui pourtant sont en vigueur en France et dans beaucoup d'autres pays qui se piquent de civilisation, et où il se publie chaque jour des ouvrages d'économie politique (i); ils ne comprendraient pas l'utilité d'étouffer un pauvre soldat sous un formidable bonnet à poil, qui le naet à peu près dans l'knpossîbHité de faire ce à quoi il est destiné, c'est**^<dire la guerre; ils trouveraient bizarre, ce qui nous semble li nous gracieux, qu'une femme se serre la ceinture d'une manière terrible et s'élar^ gisse artificiellement les hanches, de sorte qu*alnsi arrangée, elle ressemble Si nlmporte quoi plutôt qu'à une femme; ils ne trouveraient pas moiw singulier de nous voir dans un brillant salon, pendant un bal ou une soirée» tenir à la main notre chapeau (dont l'unique usage est de couvrir la tête) et le garder avec un soin qui ne peut indiquer que la peur qu'on ne nous le vole, et aussi d'y trouver des diplomates armés d*uue épée; ils souri* raient en voyant des cochers ou des laquais jeunes encore, à qui l'on a, par luxe et élégance, peint les cheveux au moyen d'un enduit blanc; ils remarqueraient encore une infinité d^autres ridicules extravagants, qu'il serait trop long d'énumérer ici.
Mais, en revanche, que de choses dignes d'être imitées exciteraient leur admiration, et combien ne nous trouveraient-ils pas supérieurs à eux dans tout ce qui a rapport aux sciences et aux arts!
On peut assurer que toutes les difiScultés que nous rencontrons mainte^ nant en Chine viennent de ce que nous y sommes mal connus et mal compris. C*est une chose déplorable que l'ignorance des habitants de cet
(1) Le gouvernement chinois n'a jamais eu l'idée d'intervenir dans la fixation d« taux de l'intérêt de l'argent; il a toujours laissé ce som à la libre Tolonté des parties intéressées, Voyes la note C à la fin du volama.
empire, grands et petits, à l*eo^it de tout ce qui tient à TËurope. Il y a bien peu de temps que le vice-roi de Canton, commissaire impérial, dans une proclamation devenue fameuse, donnait très-^rieusement comme un fait incontestable que^ sans le thé et la rhubarbe, nous ne poun^ions exister. Un Chinois, propriétaire, examinant un jour les effets que j'avais apportés d'Europe, aperçut un livre, mais sans comprendre ce que c^était, car les livres chinois sont très-différents des nôtres : il demanda à mon maître de chinois ce que c'était, et, sur la réponse de celui-ci, il s'écria tout étonné : « Comment, les étrangers ont. donc aussi des livres?— Oui^ et même quelques centaines. — Quelques centaines! » s'écria moB nouvel ami, ne pouvant revenir de son étonnement. Dans une autr€ circonstance^ causant avec une autre personne comme il faut du pays, et la coBversation étant tombée sur les voleurs, mon interlocuteur me demanda si, en Europe , il y a aussi des voleurs , et quel moycB on emploie pour s'en débaiTasser. « Il y a aussi des voleurs en Europe, lui répondis-je, et les magistrats, quand ils le peuvent, les arrêtent et les punissent conformément aux lois. — Quoi I s'écria-t-il tout étonné , il y a donc dans votre pays des magistrats et des lois ! » Cela nous amena à entrer dans des détails qui me montrèrent que cet excellent homme était persuadé qu'en Europe nous vivons dans l'état de nature. Les cartes chinoises représentent le Céleste Empire comme un grand carrée autour duquel quelqueii petites îles figurent l'Angleterre, la France, etc. ; voilà pourquoi les Chinois appellent leur pays Tchoun-kua (le pays du milieu).
Pour terminer, voici quelques passages d'une conversation qui eut lieu, en octobre 1849, entre Tempereor et Pi-kuei, haut mandarin actuellement gouverneur de Canton. Cette conversation fut écrite par Pi-kuei lui* même, et M. Meadiows, interprète du gouvernement anglais en Chine, ev obtint une copie et la publia, en expliquant coaunent elle était venue ea set mains. Pour éviter trop de détails, je me borne à dire que je la tiens pour parfaitement authentique et exacte.
L'EWEREtni.
« Vous fûtes recommandé par Siu-kvrang-tsin (1) pour être employé dans les affaires concernant les Barbares; Ki-ying (2) vous a-t^il jamais employé dans cette branche-là î
^ t>I-KUEL
Jamais, Sire.
(1) Alors gouremeur général de Kwang-tang (Canton) et de Kwang-si. (f) Le précédent goinremecr général.
l'empereur.
Je vois que Siu-kw:.ng-lsin ne s'est jamais servi d'aucune des personnes employées par Ki-5ii:g ! Dans ces dernières années les affaires concernant les Barbares ont causé à Ki-ying une frayeur presque mortelle.' Les personnes qui l'ont assisté dans ces transactions n'ont fait qu'en exagérer l'importance, de sorte que Kl-ying, toujours frappé du même effroi et prêtant l'oreille à tous leurs propos , étendit ainsi la grande renommée des Barbares. Il a toujours dit que Hwang-an-tung (1) était un homme capable. Non-seulement il l'assurait dans sa correspondance, mais cette année même, dans une audience^ il me disait que Hwang-an-tung était le seul qui pût conduire convenablement les affaires ayec les Barbares. Il me dit aussi que les dispositions du peuple étaient mauvaises. Pourtant, avec quelle adresse ne se sont-ils pas conduits, Siu-kwang-tsin et ses auxiliaires! Ils ont, dans l'espace d'un mois, sans avoir porté un seul coup, mis sur pied un corps organisé de plus de 100,000 hommes, et réuni quelques centaines de mille de taels pour pourvoir aux dépenses nécessaires. Il est évident, puisque le peuple s'est si bien conduit, qu'il n'y a pas lieu de s'étonner que ces individus, Hwang antung et Chaon-cban-ling (3), aient été signalés expressément comme de grands traîtres. Eo outre, à cette époque, des bandits indigènes troublaient aussi le pays. J'ai oublié sur quel point.
PIKUEI.
A Tsing-yuen et Ying-tib.
. l'empereur.
Exactement. Vous autres (Siu et son entourage) tous avez arrangé ces affaires. Les Barbares, il me semble, dépendent entièrement de Kwang* tung (Canton) pour gagner leur vie.
PI-KUEI.
Le peuple de Kwang-iung voit très-bien que les Barbares ne pourraient réaliser aucun profit sans cette province.
l'empereur.
C'est très-juste. Quelles sont les autres personnes employées aux affaires avec les Barbares?
(1) Hwang-an-tung eèt un Chinois qui occupa à Nankin un poste éleTé lorsque le raité Tut conclu. II était le bras droit de Ki-ying, et fut le négociateur réel du traité.
(2) Autre mandarin chinois et auxiliaire capable de Ki*ying.
PX-KDEI.
Les intendants expectants (surnuméraires) Heu-tseang-kwang et Wou* tsung-yaou (Howqua).
l'empebeur.
Appartenez-vous à quelque bannière mandchoue ou mongole? A quelle bannière appartenez* vous ?
PI-KUEI.
• A la bannière jaune mongole. . ^
l'empereur.
Par qui fûtes -tous recommandé pour obtenir des promotions dans le service?