PRÉFACE XI
que et lui a permis ainsi de soustraire plus facilement sa fortune aux entreprises des souverains de TEurope, Supposons un moment que TOcéan ait baigné toutes nos frontières, qu'il nous ait protégés contre les armées de la coalition : qui ne voit que la Révolution française pouvait être tout autrement conduite et trouver plus promptement une heureuse conclusion ? Qui ne comprend que la France, moins exposée aux agressions, c'est-à-dire à la panique et à la colère, ertt échappé sans aucun doute à la terreur et u la dictature ? Qui ne sent tout ce qu'auraient enfanté et fondé dans Tordre poU tique et civil les génies en tout genre qui Tout alors servie, puisque, même distraits par le constant souci de défendre le sol menacé de la patrie, même voués à une œuvre de sang, ils ont fait naître on monde nouTeau?
Ce n'est point que nous refusions de lou^ ce qui^ dans la Constitotion anglaise^ mérite réelkfmni VéLoge; mais il hut vw, avant de la mettri^ détndé' méat au-dessus de la B/Are, laqtnell^ mfff^ortem U^ mieux et aree le moins de seeooiH^^ Vé^xfmàMi^m U^ riiatle ^ la àémoemi^. ^ nos imAiUâiMHm mM ir^^ jeams, edfes de iJUàf^f^ierm uh le ^^ y^\%4MH |4i# ^smau ^SiêÊtit séaaA UMSjnfm^ 4jM^^ d^ j^^^aïAk^.; Uâ^
rillustre et vénérable Chambre des lords? Et n'est-ce pas à l'occasion d'une loi agraire que cette menace s^est fait entendre?
Nous reconnaissons au surplus que la constitution anglaise a fait preuve jusqu'ici d'une élasticité suffisante, et nous souhaitons ardemment qu'il en soit toujours de même, pour le bonheur d'un peuple ami. Tout ce que nous demandons, c'est qu^on écarte la convention de cette étude comparée et les formules toutes faites. Ainsi, nous sommes prêts à reconnaître que, par certains des changements accomplis chez elle, l'Angleterre se rapproche assez sensiblement de nous, et rien ne le prouve mieux que les questions qui touchent à ce que Ton est convenu d'appeler la centralisation.
Dès la seconde page de son livre, M. de Fonblanque nous entretient de « ce self-government local, grâce auquel se fait en Angleterre tout ce qui ailleurs est le fruit d'une extrême centralisation », et plus loin, en de nombreux passages, il nous fait voir, sans penser se contredire assurément, qu'une civilisation avancée ne supporte guère ce défaut d'unité où quelques théoriciens aujourd'hui voudraient nous montrer l'idéal. Prenons son chapitre IX, qui traite précisément du gouvernement local, de la façon dont sont réglées les affaires des comtés, des cités, des bourgs et des