PRÉFACE XIII
paroisses. Sans doute il y expose « ce principe fondamental de la Constitution anglaise que toutes les personnes^ toutes les communautés aient la faculté de diriger leurs propres affaires]»; mais poussez jusqu'à la page 88, et vous y lirez textuellement ce qui suit :
« L'administration locale était entre les mains^ il y a très peu de temps encore, de divers corps constitués séparément, sans autorité centrale, et fréquemment en conflit les uns avec les autres dans Texercice de leurs fonctions publiques. L'autorité de ces corps, dans certains cas, reposait sur une très ancienne origine, tandis que dans d'autres elle émanait d'actes spéciaux du parlement, adoptés pour faire face aux nécessités de temps plus modernes. Les Poor Law Boards (Bureaux de la loi des pauvres). Public Health Boards (Bureaux de salubrité publique) , Highway Boards (Comité de direction des routes) et autres autorités locales distinctes furent successivement créées pour remédier à l'imperfection des méthodes anciennes d'administration. A chacune de ces administrations fat attribué un district, et chacune d'elles eut une organisation séparées et dans beaucoup de cas s'aisquitta de fonctions semblables avec une entière indépendance.
ce II ne fut fait aucun effort sérieux pour remédier à cet état de choses jusqu'en 1871, époque à laquelle fut voté un acte constituant le Local go-
wmment Board (ministère du gouvernement local) et remettant à un seul département gouvernemental la surveillance des lois relatives à la salubrité publique, au soulagement des pauvres et à l'administration locale.
ce Le Local government Board se compose d'un président nommé par la reine et des membres de droit, qui sont : le lord président du conseil, le lord garde du sceau privé, le chancelier de l'Echiquier et les cinq principaux secrétaires d'Etat.
« Le Board, on le verra, est un corps politique et change avec le gouvernement. »
Ce passage est significatif; en voici un qui ne l'est pas moins, en ce qui concerne l'instruction publique (page 115) :
ce Le Parlement anglais s'est beaucoup préoccupé de l'éducation nationale, et en 1870 un acte a été voté pour pourvoir à l'éducation publique élémentaire en Angleterre et dans le pays de Galles, Les écoles doivent être placées dans chaque district sous l'autorité de school-boards (conseils d'éducation) investis de. grands pouvoirs, entre autres de forcer les parents à donner à tous leurs enfants âgés de cinq à treize ans les avantages de l'instruction. Les enfants dont les parents sont trop pauvres pour payer les frais de leur instruction doivent être admis gratuite-
PRÉFACK XV
ment ; ces frais sont couverts par les taxes locales.
« On peut se faire une idée des efforts qui ont été faits pendant les dix dernières années pour pourvoir à réducation élémentaire du peuple par la comparaison des dépenses à la charge de l'État qui se sont élevées, de 680 429 livres en 1868, à2 149 000 livres en 1877. »
S'agit-il de l'administration de l'armée, écoutons encore notre auteur :
a L'organisation actuelle du ministère de la guerre date seulement de 1854-1855, époque à laquelle les vastes départements de l'artillerie, le commissariat et le secrétariat de la guerre furent aboli», et leurs attributions transférées au secrétaire d'État [)Our la guerre. Grâce à cette fusion, on a formé un établissement qui a Tadmiaistration de toutes les affaires militaires et la direction de Tarmée à rintériear et à l'étranger.
€ U n'y a pas encore longtemps^ le feld-maréetial commandant en chef avait sa résidence otikuAUt atxx Hone-Gwards etétait^ à lieajaœnptïéj^ril», ïwï^mu* dant dn secrétaire d'État de la guerre; vim» ce «}>tème de doali^ne dans le goarememerit «rl^ ran»/^^ a été lecomia \k& défetetoeax^ et ïkiai-uvalof iUt% Hone^iuardM a été traidsp^î^ axi miukU^^ iSn h gaerre, doot fl {croie une é^ dirm^/m H^ h t^
duquel est le ministre de la guerre lui-même. » 11 n'est pas jusqu'au gouvernement des Indes que les Anglais n'aient éprouvé le besoin de concentrer définitivement entre les mains du cabinet :
« Ministère des Indes. — En 1858, par les actes 21 et 22 de la reine Victoria, chapitre 10&, le gouvernement se substitua à la Compagnie des Indes orientales et assuma l'administration de l'empire britannique dans rinde. En vertu de cette loi, le secrétaire d'Etat pour les Indes posséda tous les pouvoirs exercés jusqu'alors par la Compagnie et le conseil de surveillance. 11 est aidé dans ses fonctions par deux sous-secrétaires d'Etat, par un sous-secrétaire adjoint, par le Conseil des Indes et par un nombreux personnel de commis. Le Conseil des Indes se compose de quinze membres, dont huit étaient autrefois nommés par la reine et sept par les directeurs de la Compagnie des Indes orientales. En 1869, une loi ordonna qu'à l'avenir les vacances qui survien- ; draient dans le Conseil seraient comblées par le mi- \ nistère. » I
C'est ainsi que, dans les ordres les plus divers, l'Angleterre elle-même a éprouvé le besoin de ramener vigoureusement à un centre commun des forces éparses et indépendantes, c'est-à-dire incohérentes. Les plus vieilles institutions, les corporations les plus ;