‹ L'Animal de Culture dans l'Ouest des Hauts Plateaux ConstantinoisChapitre 6 sur 24 · A {TUE · texte numérisé non relu

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une très grande extension ; les belles plaines, sur lesquelles vivaient autrefois de nombreux troupeaux de moutons et où l'élevage du cheval était très florissant, sont soumises maintenant à la culture intensive des céréales (1).

L’avoine y est peu cultivée, au contraire, la culture des orges et des blés a pris un très grand développement. Dans la partie Nord de la région, les cultures de blé dur dominent ; on ne cultive guère l’orge que pour assurer la nourriture des animaux de trait. Dans la partie Sud, au contraire, l'orge devient la culture principale, surtout chez l’Indigène qui en fait souvent le fonds de sa nourriture. Celui-ci, toutefois, depuis quelques années, semble vouloir cultiver davantage le blé tendre qui lui fournit une nourriture meilleure, et dont les rendements sont à peu près équivalents à ceux fournis par l’orge.

Les céréales occupent donc la grande majorité des terrains cultivables, d’autres cultures cependant y sont faites ; malheureusement, la rudesse du climat et le manque d’eau ne permettent pas de leur donner toute l’extension qu’elles devraient avoir. Chaque fois qu'ils le peuvent, les agriculteurs ménagent une plus ou moins grande partie de léurs terrains pour ces cultures secondaires, surtout pour les cultures four-

ragères.

(1) Les ovins de ces régions transhument en automne vers les régions du Sud (Hodna occidental). Ces troupeaux passent l'hiver dans ces régions riches en pâturages; pendant cette saison, ils évitent ainsi les grands froids. Au printemps ces troupeaux remontent et finissent leur engraissement d’abord dans les terrains en jachère et ensuite dans les chaumes.

La culture des plantes fourragères fait l’objet de l'attention de tous ; malheureusement, en pays sec, il est bien difficile d’avoir des fourrages ; aussi cette culture n'est-elle pratiquée que lorsque les terrains peuvent être suffisamment irrigués.

Les prairies naturelles n’abondent pas ; cependant dans les années où le régime des eaux est favorable, les rendements en fourrages sont suffisants pour les besoins de la région. Ces rendements pourraient être plus élevés si les prairies étaient mieux soignées. Nous devons toutefois reconnaître que, depuis quelques années, les Colons se rendant compte de l’avantage qu’il y a pour eux d’avoir à la ferme des ressources fourragères, commencent à cultiver leurs prairies d’une façon plus rationnelle.

Dès qu’il dispose d’un peu d’eau, l’Européen fait des prairies artificielles. La culture fourragère qui domine est la luzerne, qui donne, dans nos régions, une moyenne de trois coupes par année. En terrains irrigables, on cultive aussi le maïs et le sorgho.

En terrain sec, on cultive de l’orge que l’on coupe en vert, et qui fournit un sérieux appoint aux rations durant le printemps.

Au point de vue ressources fourragères de la région, il faut encore noter la pratique de l’ensilage qui, dans certaines exploitations, a déjà donné d’excellents résultats. Il serait à souhaiter que cette pratique se généralise pour le plus grand bien de l’élevage. L’ensilage, s’il se généralisait, permettrait d'augmenter considérablement nos ressources fourragères, grâce à toutes les plantes adventices telles

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