SCÈNE XIT
RAYMOND, ALBERT
RAYMOND
Vous saveï que, chez les anciens, les lois de l'hospitalité étaient sacrées. .. Je ne les violerai pas non plus,.. On ne portera pas la main sur vous dans ma maison. Je me ferais plutôt mettre à votre place.
ALBERT
A ma place! vous n'y pensez pas.
RAYMOND
Pardonnez-moi.
ALBERT
Je ne souffrirai pas que vous vous exposiet.
RAYMOND
Je ne m'expose à rien... Soyez tranquille. Je me charge do votre affaire, et, s'il le faut, je répondrai pour vous.
ALBERT
Que de grâces!
RAYMOND
Vite, vite, entrez dans nnoo cabinet; tout en évitant ceux qui vous poursuivent, vous trouverez de quoi satisfaire votre savante curiosité.
Air du vaudeville des Gascons.
Je ne suis pas un chailatan^ Mais entrez , je vous le conseille, Kt vous venez mainte merveille Digne des regards d'un savant.
ALBERT ( regardant les antiquités qui sont sur la parte. ) Dieu! que d'objets remplis d'appas Pour des hommes de notre sorte,
Mon cher ne vous amusez pas Alix bagalelles de la perle (^iiis.) Je ne suis pas u n charlatan , etc.
ALBERT
EnsEMBH. < Quoiqu'il ne soit pas charlatan ,
Ses phrases aux leurs sont pareilles ;
Car il parle de ses merveilles
Tout comme un artiste en plein vent.
[Raymond le fait entrer , ferme la porte et ta rouvre de suite. ) RAYMOND.
Ah ! prenez garde au petit fourneau qui est là-bas dans le fond; c'est dans cet alambic que se distillent mes espérances les plus chères. (// referme la p- rie et laisse la clef dans la serrure. ) Maintenant, j'attends de pied ferme.
SCEPsE Xill.