RAYMOND, PROTÊT
PROTÊT
Monsieur, votre serviteur do tout mon cœur; pardon delà liberté. Je suis à la poursuite d'un individu, et, d'après les renseignemens que j'ai pris, il doit être arrivé chez vous ce matin... Monsieur Albert.
RAYMOND (l'inierrcmpant).
C'est moi, monsieur.
PROTÊT
Vous voulcï lire... Monsieur Albert est, dit-on, un jeun» homuie.
Je ne suis pas yieux, il me semble, mon brave.
PROTÊT
£h bien, puisque vous êtes monsieur Albert, je vous arrête.
UAYMO?,D.
Comment.^
PROTÊT
Oui, monsieur, en vertu d'une petite sentence entraînant prise de corps, laquelle je vais avoir l'honneur de vous exhiber. RAYJVIOND.
C'est inutile.
PROTÊT
Vous voulez donc satisfaire?
RAYMOND
Pas du tout.
PROTÊT
En ce cas, en prison,
RAYMOND
Ce n'est pas vous qui m'y mènerez, bon-homm«.
PROTÊT
Non!
RAYMOND
Je vous en défie.
PROTÊT
Air : de Turenne»
Allons, monsieur, vous voulez rire; En vain vous ine résisterez , En prison je dois vous conduire ; J'ai la force et vous me suivrez.
RAYMOND
Prenez, inon cher, des airs plus pacifiques, En paix ici songez à me l;ii?ser, Oiije vous prcntU et m'en vais vous placer Dans mou cabinet des antii^ues.
PROTÊT
VoiK vouiez rire... Allons, allons, il est temps que cela finisse: holà , vous autre?.