‹ L'anneau de GygèsChapitre 13 sur 18 · RAYMOND, PROTÊT · texte numérisé non relu

RAYMOND, PROTÊT

PROTÊT

Monsieur, votre serviteur do tout mon cœur; pardon delà liberté. Je suis à la poursuite d'un individu, et, d'après les renseignemens que j'ai pris, il doit être arrivé chez vous ce matin... Monsieur Albert.

RAYMOND (l'inierrcmpant).

C'est moi, monsieur.

PROTÊT

Vous voulcï lire... Monsieur Albert est, dit-on, un jeun» homuie.

Je ne suis pas yieux, il me semble, mon brave.

PROTÊT

£h bien, puisque vous êtes monsieur Albert, je vous arrête.

UAYMO?,D.

Comment.^

PROTÊT

Oui, monsieur, en vertu d'une petite sentence entraînant prise de corps, laquelle je vais avoir l'honneur de vous exhiber. RAYJVIOND.

C'est inutile.

PROTÊT

Vous voulez donc satisfaire?

RAYMOND

Pas du tout.

PROTÊT

En ce cas, en prison,

RAYMOND

Ce n'est pas vous qui m'y mènerez, bon-homm«.

PROTÊT

Non!

RAYMOND

Je vous en défie.

PROTÊT

Air : de Turenne»

Allons, monsieur, vous voulez rire; En vain vous ine résisterez , En prison je dois vous conduire ; J'ai la force et vous me suivrez.

RAYMOND

Prenez, inon cher, des airs plus pacifiques, En paix ici songez à me l;ii?ser, Oiije vous prcntU et m'en vais vous placer Dans mou cabinet des antii^ues.

PROTÊT

VoiK vouiez rire... Allons, allons, il est temps que cela finisse: holà , vous autre?.

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