‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 115 sur 124 · ACTE III. — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE II

à sa perte (motifs du malheur 156 et du crépuscule des dieux 138, 66 bb). Siegfried se méprend complètement sur l'avertissement des ondines : il croit que pour reconquérir l’anneau elle veulent le contraindre, par peur, à s’en défaire ; il s’en remet à son glaive puissant, qui a déjà brisé une forte lance (celle de Wotan, motif 135) et qui saura bien trancher le lil des nornes (voir les explications données au sujet du motif l 42 dans la scène des nornes, du prologue). Siegfried, pour montrer aux lillcs du Rhin le peu de prix qu’il attache à la vie, malgré la prophétie du dragon qui, lui aussi, l’avait averti (voir Siegfried , p. 60 du livret français), jette, selon une vieille coutume, une motte de terre derrière son épaule. Les filles du Rhin s irritent et s’effrayent de la folie qui le fait agir contre son intérêt : il repousse, sans le savoir, le bien suprême qui lui soit donné (motif 145) pour garder l’anneau fatal. Et elles s’éloignent en nageant : « Adieu Siegfried! La fière femme , —tout à l'heure ton héritière, — nous va bien mieux faire accueil. — Vers elle! Vers . elle! Vers elle! »

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